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Irak : l'influent chef chiite Sadr dénonce le gouvernement dirigé par un "tyran"

L'influent chef chiite Moqtada Sadr a qualifié mardi le Premier ministre Irakien Nouri al-Maliki de "tyran" et appelé les Irakiens à se rendre aux urnes, après avoir annoncé dimanche son retrait de la vie politique à deux mois des élections législatives.

M. Sadr, qui s'est adressé à la nation dans un discours télévisé, semble ainsi vouloir maintenir un rôle incontournable sur la scène politique Irakienne malgré son retrait de la vie politique annoncé il y a deux jours.

Le courant de Moqtada Sadr compte actuellement 40 députés au Parlement (sur 325), dont le vice-président Qoussaï Abdel Wahab al-Souhail, et six ministres au gouvernement.

Virulent critique du Premier ministre Nouri al-Maliki, lui-même de confession chiite, Moqtada Sadr, qui a acquis une notoriété par son combat contre les troupes américaines après l'invasion de 2003 et est considéré comme un faiseur de rois, a pris cette décision en pleine crise politique et sécuritaire et avant le scrutin législatif d'avril.

"La politique est devenue une porte ouverte à l'injustice et la négligence, aux abus et à l'humiliation de la part d'un dictateur et d'un tyran qui contrôle les fonds pour les piller (...) les villes pour les attaquer et les communautés pour les diviser", a affirmé mardi le religieux en allusion à M. Maliki.

Il a d'autre part appelé les électeurs à se mobiliser massivement pour les élections législatives: les Irakiens "doivent participer en masse à ces élections, pour que le gouvernement ne tombe pas aux mains de personnes malhonnêtes".

Répétant qu'il se retirait de son mouvement politique, il a néanmoins assuré qu'il "resterait (disponible) pour tout le monde -- pas pour mes partisans seulement -- car je me suis consacré à l'Irak et à l'islam".

Le dirigeant chiite jouit toujours d'une immense popularité chez les chiites défavorisés d'Irak et a une importante assise politique, après avoir dirigé une milice armée de 60.000 hommes engagés contre les troupes américaines et, un temps en 2008, contre les forces supervisées par M. Maliki.

Le dernier soldat américain a quitté l'Irak en décembre 2011, mais le pays est meurtri depuis un an par un cycle de violences, alimenté en partie par le mécontentement de la minorité sunnite qui s'estime marginalisée par M. Maliki.

Même s'il avait soutenu M. Maliki en 2006 et 2010 pour diriger le gouvernement, M. Sadr le critiquait souvent. En 2012, il l'a même traité de "dictateur", a maintes fois dénoncé la "corruption" et a en vain cherché à l'écarter.

L'influent chef chiite Moqtada Sadr a qualifié mardi le Premier ministre Irakien Nouri al-Maliki de "tyran" et appelé les Irakiens à se rendre aux urnes, après avoir annoncé dimanche son retrait de la vie politique à deux mois des élections législatives.
M. Sadr, qui s'est adressé à la nation dans un discours télévisé, semble ainsi vouloir maintenir un rôle incontournable sur la scène politique Irakienne malgré son retrait de la vie politique annoncé il y a deux jours.
Le courant de Moqtada Sadr compte actuellement 40 députés au Parlement (sur 325), dont le vice-président Qoussaï Abdel Wahab al-Souhail, et six ministres au gouvernement.
Virulent critique du Premier ministre Nouri al-Maliki, lui-même de confession chiite, Moqtada Sadr, qui a acquis une notoriété par son combat contre les troupes américaines...