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Sport

Du sel venu de Suisse en catastrophe pour éviter « le pire »

Face à la dégradation de l'état des pistes de ski en raison de températures printanières, les organisateurs des JO de Sotchi ont évité « le pire », selon un expert, en faisant venir en catastrophe du sel de Suisse
L'état des pistes ramollies par le radoucissement suscite des préoccupations, il est donc important de disposer d'une grande quantité de sel, un ingrédient crucial permettant d'améliorer la qualité de la neige et de préserver ainsi l'état des pistes, a déclaré hier un expert en matière de neige et de sel, l'ancien champion suisse de ski alpin, Hans Pieren.
C'est ce qu'il avait d'ailleurs conseillé aux organisateurs des Jeux dès le mois de septembre dernier lors d'une inspection des sites olympiques, mais il affirme ne pas avoir été écouté.
Avec la montée inhabituelle des températures qui ont atteint la semaine dernière jusqu'à 16 °C à l'arrivée des pistes dans la montagne de Rosa Khoutor, à 900 mètres d'altitude, les organisateurs se sont rendus compte de l'importance du sel, alors disponible en très faible quantité, raconte M. Pieren.
Ils ont surtout compris la nécessité d'avoir la variété de sel conseillée par l'expert, à savoir des gros grains.
« Car ce n'est pas la composition chimique qui compte, mais la taille des grains. Les gros grains vont plus en profondeur et tiennent plus longtemps » pour durcir la neige, explique M. Pieren, qui est directeur de course à la Fédération internationale de ski (FIS).

« T'as une adresse pour du sel ? »
Après une réunion d'urgence des organisateurs jeudi dernier (13 février), « ils m'ont demandé : "t'as une adresse pour du sel" ? », ajoute l'expert, précisant que les Russes ne disposent pas de la variété de sel requise.
Hans Pieren a alors appelé son contact à Rheinsalinen, une société de production de sel basée à Bâle (Suisse), pour lui demander s'il avait une importante quantité en stock.
« Oui, on a 24 tonnes et on peut livrer tout de suite », a répondu son interlocuteur.
Restait à organiser le transport. Le sel a été acheminé dans un premier temps à Zurich, pour le mettre dans un avion à destination de Sotchi. Les organisateurs ont « voulu le faire venir avec vol charter, mais ils l'ont raté », raconte M. Pieren.
Chargée à bord d'un autre avion, la cargaison de sel est finalement arrivée à Sotchi dans la nuit de vendredi à samedi, soit un peu plus de 24 heures après la réunion d'urgence des organisateurs inquiets de la dégradation des pistes chauffées par un soleil de printemps.
Samedi matin, le sel a été acheminé dans les montagnes où se déroulent les épreuves de ski alpin, nordique et acrobatique.
Cette livraison a coûté « de l'ordre de 50 000 francs suisses » (environ 56 000 dollars, 40 000 euros) en raison du transport, dit-il, alors que quelques milliers de dollars auraient suffi si les organisateurs s'y étaient pris à temps.
(Source : AFP)

Face à la dégradation de l'état des pistes de ski en raison de températures printanières, les organisateurs des JO de Sotchi ont évité « le pire », selon un expert, en faisant venir en catastrophe du sel de SuisseL'état des pistes ramollies par le radoucissement suscite des préoccupations, il est donc important de disposer d'une grande quantité de sel, un ingrédient crucial permettant d'améliorer la qualité de la neige et de préserver ainsi l'état des pistes, a déclaré hier un expert en matière de neige et de sel, l'ancien champion suisse de ski alpin, Hans Pieren.C'est ce qu'il avait d'ailleurs conseillé aux organisateurs des Jeux dès le mois de septembre dernier lors d'une inspection des sites olympiques, mais il affirme ne pas avoir été écouté.Avec la montée inhabituelle des températures qui ont atteint...
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