Le Suisse Dario Cologna (au centre), tenant du titre, s’est imposé hier lors du 15 km classique des Jeux de Sotchi, confirmant ainsi sa domination sur le ski de fond avec ce second titre olympique en quelques jours. Il a devancé deux Suédois, l’argent revenant à Johan Olsson, et Daniel Richardsson complétant le podium. Stefan Wermuth/Reuters
Blessé à la cheville en début de saison, le Suisse Dario Cologna s'affirme comme l'homme fort des épreuves de ski de fond des JO de Sotchi avec un 2e titre hier sur le 15 km classique cinq jours après son sacre en skiathlon.
Et si le meilleur moyen de devenir champion olympique était de se blesser durant sa préparation ?
Jeudi, chez les dames, la Polonaise Justyna Kowalczyk a conquis le Graal du 10 km classique malgré des microfractures à un pied. Vendredi, chez les messieurs, Cologna a maltraité ses adversaires, trois mois après avoir été opéré d'une cheville et raté toute la première partie de saison.
Victorieux du skiathlon dimanche, éliminé prématurément en sprint mardi, Cologna possède visiblement une fraîcheur physique que ses adversaires n'ont pas, eux qui ont participé durant l'hiver aux épreuves de Coupe du monde.
« C'est incroyable. Je ne pouvais déjà pas croire à la première médaille d'or après ma blessure, et maintenant, c'est la seconde. C'était la course parfaite. Je savais que ça allait être dur et j'étais préparé pour ça », a confié le Suisse, désormais triple champion olympique puisqu'il avait déjà glâné l'or à Vancouver sur le 15 km style libre.
Sous la chaleur de Rosa Khoutor – encore 14°C aujourd'hui –, l'exigeant parcours a encore fait des dégâts.
« En short »
Les espoirs des Français ont fondu comme neige au soleil, le premier d'entre eux, Jean-Marc Gaillard, terminant à la 21e place. Adrien Backscheider prend la 43e place et Cyril Miranda la 56e.
Les Suédois, eux, peuvent se réjouir avec les deux accessits décrochés par Johan Olsson, 2e à 28 sec 5/10e, et Daniel Richardsson, 3e à 38 sec 8/100e.
Olsson, au vu de sa saison, faisait partie des favoris, et il n'a pas dû être agréable pour lui de voir Cologna, parti 30 secondes derrière, sprinter à sa hauteur dans la ligne droite finale...
La soupe est encore plus amère pour les Norvégiens. Petter Northug absent pour se préserver en vue du relais et du sprint par équipes, Martin Johnsrud Sundby n'a pas réussi à s'affirmer comme le n° 1, cinq jours après sa médaille de bronze en skiathlon.
Jamais dans le coup, le leader du classement général de la Coupe du monde termine 13e à 1 min 37 sec 7/10e.
« Je suis très déçu, je ne peux pas expliquer un tel mauvais résultat de l'équipe de Norvège, a confié Sundby. On est en mauvaise forme et ce n'est pas dû à la piste ou au temps. Maintenant, il faut que l'on bosse dur et qu'on se prépare pour le relais. »Sundby sera même devancé par Chris Andre Jespersen (6e), qui avait remplacé Northug au pied levé, et opté pour un short plutôt qu'une combinaison pour disputer l'épreuve.
©AFP
Et si le meilleur moyen de devenir champion olympique était de se blesser durant sa préparation ?Jeudi, chez les dames, la Polonaise Justyna Kowalczyk a conquis le Graal du 10 km classique malgré des microfractures à un pied. Vendredi, chez les messieurs, Cologna a maltraité ses adversaires, trois mois après avoir été opéré d'une cheville et raté toute la première partie de saison.Victorieux du skiathlon dimanche, éliminé prématurément en sprint mardi, Cologna possède visiblement une fraîcheur physique que ses adversaires n'ont pas, eux qui ont participé durant l'hiver aux épreuves de Coupe...


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine