Le centre Issam Farès a organisé hier une conférence intitulée : « L'Arabie saoudite et la nouvelle configuration régionale », à laquelle ont été conviés le député Nohad Machnouk et l'analyste politique au journal an-Nahar Amin Kammouriyé.
Prenant la parole, le député Machnouk a estimé que « la politique iranienne régionale à l'égard des pays arabes contribue actuellement à l'exacerbation de la division communautaire du fait que le régime politique iranien a pour fondement la religion ». Cette spécificité, a-t-il précisé, constitue pour le régime saoudien « un danger pour sa sécurité nationale et interne. Par conséquent, l'Arabie saoudite ne peut que faire face à ce rôle iranien ».
Selon le député, le fait que le royaume wahhabite n'ait pas applaudi aux mouvements de révolution arabe s'explique non seulement par « la nature conservatrice de ce pays qui déteste les changements radicaux, mais aussi par la crainte de voir se diluer le restant de stabilité et aussi parce que les révoltes ont commencé dans des pays alliés à l'Arabie saoudite tels que la Tunisie et l'Égypte ». À cela, il faut ajouter le fait que les autres parties, notamment les États-Unis, la Turquie et par la suite le Qatar, d'une part, et l'Iran, d'autre part, sont intervenues très rapidement sur la scène.
Pour Amin Kammouriyé, l'Arabie saoudite passe actuellement par la période « la plus difficile, après voir perdu le soutien d'un environnement régional avec lequel elle était encore, il y a quelques années, en bons termes ».
Il reste, dit-il, que l'Arabie saoudite détient des capacités qu'aucune autre force régionale ne possède. Selon lui, en dépit des profonds clivages entre le royaume wahhabite et les États-Unis, ces derniers restent son allié principal.
Liban
La politique iranienne porteuse de divisions dans la région, selon Machnouk
OLJ / le 14 février 2014 à 00h00


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15 h 14, le 14 février 2014