Les îles Marshall ont renoncé à la nomination comme ambassadeur à l'Unesco de l'ex-général Jamil Sayyed, écroué pendant quatre ans après l'assassinat, en 2005, de l'ancien Premier ministre Rafic Hariri, a-t-on appris hier de source diplomatique. « Le gouvernement des îles Marshall a informé l'Unesco (Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture) ainsi que la France en tant que pays hôte qu'il renonçait à présenter M. Sayyed comme leur ambassadeur auprès de l'Unesco », a indiqué à l'AFP un diplomate sous le couvert de l'anonymat.
Interrogé par lorientlejour.com, Akram Azouri, l'avocat de Jamil Sayyed, a indiqué ne pas être au courant d'une telle décision et a ajouté que le processus de nomination se fait directement entre l'Unesco et les îles Marshall, M. Sayyed n'étant que notifié de la décision finale.
La décision de nommer l'ex-général libanais à l'Unesco, dont le siège est à Paris, avait été révélée lundi par le quotidien français Le Figaro. Grâce à l'immunité diplomatique dont il disposerait, « l'ancien maître espion éviterait ainsi d'éventuelles poursuites du Tribunal spécial sur le Liban (TSL) », notait le quotidien. Une affirmation démentie par l'avocat de l'ancien général.
Jamil Sayyed affirme avoir été détenu arbitrairement de 2005 à 2009 à la suite de dénonciations qu'il a jugé calomnieuses dans l'affaire Hariri.
Liban
Les îles Marshall auraient renoncé à la nomination controversée de Sayyed
OLJ / le 13 février 2014 à 00h00


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