Marwan Hamadé, député du Chouf, a salué hier, dans une déclaration, le décret royal pris par le souverain d'Arabie saoudite, Abdallah ben Abdel Aziz, aux termes duquel est passible jusqu'à vingt ans de prison tout Saoudien qui participe à des combats à l'étranger ou qui appartient à « des groupes religieux ou idéologiques extrémistes », ou encore à « des organisations considérées comme terroristes sur les plans intérieur, régional ou international ».
Pour M. Hamadé, cette décision, exceptionnelle dans son timing et dans sa symbolique politique, vient dans « le cadre de la politique saoudienne visant à assécher les sources du terrorisme, du takfirisme et de l'extrémisme ».
« Mais c'est aussi, du point de vue libanais, une mise en œuvre pratique de la politique de distanciation et de non-ingérence dans les affaires d'autrui », a-t-il souligné, émettant le souhait que l'exemple saoudien soit suivi par « certaines parties libanaises qui mènent des guerres privées, lesquelles se répercutent elles-mêmes (au Liban) en explosions, en tueries et en destructions ».
De son côté, Boutros Harb, député de Batroun, a vu dans le décret royal saoudien « un modèle sérieux et pratique pour combattre l'extrémisme et le terrorisme ».
« Il n'est plus permis de se taire sur l'exploitation par certains de la religion pour en dénaturer les enseignements et répandre le terrorisme de par le monde », a ajouté M. Harb, invitant « tous les États de la région à suivre l'exemple du royaume (saoudien) et émettre des législations similaires ».
Un autre député du Chouf, Nehmé Tohmé, membre du bloc joumblattiste, a souligné que la décision saoudienne témoigne d'une « histoire au service de la modération et de la lutte contre le terrorisme sous toutes ses formes ».
Liban
Hamadé et Harb se félicitent de la décision de Riyad de sanctionner les extrémistes
OLJ / le 05 février 2014 à 00h00


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