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Les forces irakiennes progressent dans Ramadi, 7 morts dans des violences

AFP
04/02/2014

Les forces de sécurité irakiennes ont progressé mardi dans la ville de Ramadi (ouest), reprenant des quartiers dont des insurgés s'étaient emparés il y a un mois, a indiqué une source militaire.
Parallèlement, sept personnes ont été tuées dans des attaques à travers le pays, entraîné depuis début 2013 dans une spirale de violences, qui a fait plus de 1.000 morts pour le seul mois de janvier.


Le commandant des forces terrestres irakiennes, le général Ali Ghaidan Majeed, a annoncé que les forces armées avaient repris mardi plusieurs quartiers de Ramadi après plusieurs jours de violents combats.
Des hommes armés, dont des jihadistes de Daech ou l'Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL), ont pris début janvier le contrôle de quartiers de Ramadi, à 100 km à l'ouest de Bagdad, et de la totalité de Fallouja, 40 km plus à l'est.
Ces deux villes sont situées dans la province d'Al-Anbar, une région désertique à majorité sunnite, frontalière de la Syrie et qui a été un bastion de l'insurrection après l'invasion américaine de 2003.


Dans le même temps, les attaques se sont poursuivies dans le reste du pays.
Quatre personnes ont ainsi péri dans l'explosion d'une voiture piégée visant un marché dans l'ouest de Bagdad, tandis que d'autres explosions faisaient deux morts dans la capitale. Un policier a aussi été tué dans un attentat à Taji, au nord de Bagdad.


Par ailleurs, des roquettes se sont abattues, sans faire de victime, sur la "Zone verte", secteur ultra-protégé du centre de Bagdad qui abrite notamment les locaux du gouvernement. On ignorait dans l'immédiat quelle était la cible de ces tirs.


Les violences ont coûté la vie à plus de 1.000 personnes en janvier, le mois le plus meurtrier depuis avril 2008, selon des données officielles.
Des diplomates, dont le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon, ont appelé les autorités à oeuvrer en faveur d'une réconciliation nationale, les insurgés étant enhardis par le mécontentement de la minorité sunnite qui s'estime discriminée par le gouvernement dominé par les chiites. Mais le Premier ministre Nouri al-Maliki privilégie une ligne dure.

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