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Soudan du Sud: poursuite des affrontements malgré le cessez-le-feu

Le gouvernement du Soudan du Sud et les rebelles s'accusaient mutuellement dimanche de violation du cessez-le-feu censé être en vigueur depuis deux jours et qui devait mettre fin au conflit dans le jeune pays.


Un porte-parole des rebelles, Lul Ruai Koang, a dénoncé des "claires violations" de l'accord de cessez-le-feu, accusant les forces gouvernementales d'avoir attaqué les positions rebelles dans l'Etat pétrolier d'Unité (nord), ainsi que dans l'Etat de Jonglei (est).
"Face à toutes ces offensives de l'armée gouvernementale, nos forces n'ont réagi que pour se défendre", a affirmé ce porte-parole, dans un communiqué.


De son côté, l'armée a rejeté ces accusations, dénonçant les rebelles d'avoir rompu la trêve. Samedi, le gouvernement avait déjà accusé les rebelles d'avoir violé le cessez-le-feu.
Les deux parties s'accusent également mutuellement de ne pas contrôler leurs troupes sur le terrain.


Les belligérants ont néanmoins réaffirmé leur volonté de respecter au mieux la cessation des hostilités. Dans un vaste pays aux régions pour la plupart inaccessibles et reculées, les affrontements jusqu'à présent signalés semblent être plutôt des incidents isolés, et non des attaques de grande envergure.
Signé jeudi à Addis Abeba, le cessez-le-feu était censé entré en vigueur vendredi à 17h30 GMT. L'ONU avait fait état de "combats sporadiques" le soir-même.


Le Soudan du Sud est ravagé depuis le 15 décembre par des combats opposant les forces loyales au président Salva Kiir à des troupes fidèles à l'ex-vice-président Riek Machar, limogé en juillet. Le conflit a fait des milliers de morts - peut-être 10.000 selon des observateurs - et environ 700.000 déplacés.
Quelque 76.000 civils sont désormais réfugiés sur des bases de l'ONU dans le pays en raison du conflit.


Après trois semaines de laborieux pourparlers à Addis Abeba sous la médiation de l'organisation régionale Igad - qui regroupe des pays d'Afrique de l'Est - les deux camps ont finalement signé jeudi soir un cessez-le-feu qui devait entrer en vigueur sous 24 heures, soit vendredi en fin de journée.

Le gouvernement du Soudan du Sud et les rebelles s'accusaient mutuellement dimanche de violation du cessez-le-feu censé être en vigueur depuis deux jours et qui devait mettre fin au conflit dans le jeune pays.
Un porte-parole des rebelles, Lul Ruai Koang, a dénoncé des "claires violations" de l'accord de cessez-le-feu, accusant les forces gouvernementales d'avoir attaqué les positions rebelles dans l'Etat pétrolier d'Unité (nord), ainsi que dans l'Etat de Jonglei (est)."Face à toutes ces offensives de l'armée gouvernementale, nos forces n'ont réagi que pour se défendre", a affirmé ce porte-parole, dans un communiqué.
De son côté, l'armée a rejeté ces accusations, dénonçant les rebelles d'avoir rompu la trêve. Samedi, le gouvernement avait déjà accusé les rebelles d'avoir violé le cessez-le-feu.Les deux parties...