Le procès des assassins présumés de l'ancien Premier ministre Rafic Hariri a repris lundi devant le Tribunal spécial pour le Liban (TSL), à La Haye. Il s'agit de la troisième audience du TSL qui a entamé ses travaux le 16 janvier.
Lundi, les avocats de la défense des suspects Hussein Anayssi et de Moustafa Badreddine doivent se livrer à des déclarations préliminaires sur des questions procédurales.
Lors de cette audience, le chef du bureau de la Défense, François Roux, a fait quelques observations sur le dossier Hassan Habib Merhi, 48 ans. Un mandat d'arrêt a été délivré en 2013 contre ce cinquième suspect, mais les poursuites à son encontre n'ont pas été jointes au procès des quatre autres accusés.
Rappelant que le procureur a publié son acte d'accusation contre Hassan Merhi deux ans et cinq mois après la publication de l'acte d'accusation contre les quatre premiers accusés, M. Roux a souligné que la formule "mieux vaut tard que jamais ne tient pas en matière de justice criminelle". Soulignant qu'il était dès lors impossible que le dossier Merhi soit prêt à l'ouverture du procès Hariri, un retard dont la Défense n'est pas responsable a-t-il noté, François Roux a regretté que le nom de Merhi ait été prononcé 124 fois lors des déclarations préliminaires du procureur, sans que l'accusé soit représenté et puisse se défendre. M. Roux a regretté que les avocats de M. Merhi n'aient la possibilité que d'assister aux audiences sans pouvoir s'exprimer. Le chef du bureau de la Défense a appelé à une cessation de la violation des droits de l'accusé.
Le juge Re lui a répondu qu'il était difficile de ne pas évoquer le nom de M. Merhi étant donné qu'il est accusé d'être impliqué dans l'affaire. Il a également souligné qu'aucune demande formelle pour un report de l'ouverture du procès n'avait été soumise.
Dans le cadre de ce procès qui s'est ouvert neuf ans après l'assassinat de l'ancien Premier ministre libanais Rafic Hariri, les deux principaux accusés sont Moustafa Badreddine, 52 ans, décrit comme le "cerveau" de l'attentat par les enquêteurs, et Salim Ayyash, 50 ans, accusé d'avoir été à la tête de l'équipe qui a mené l'attaque.
Deux autres hommes, Hussein Anayssi, 39 ans, et Assad Sabra, 37 ans, sont accusés d'avoir enregistré une fausse cassette vidéo, transmise à la chaîne Al-Jazeera, pour revendiquer le crime au nom d'un groupe fictif, "Victoire et Jihad en Grande Syrie".
Les suspects sont des membres du Hezbollah.
Le procès des assassins présumés de l'ancien Premier ministre Rafic Hariri a repris lundi devant le Tribunal spécial pour le Liban (TSL), à La Haye. Il s'agit de la troisième audience du TSL qui a entamé ses travaux le 16 janvier.
Lundi, les avocats de la défense des suspects Hussein Anayssi et de Moustafa Badreddine doivent se livrer à des déclarations préliminaires sur des questions procédurales.
Lors de cette audience, le chef du bureau de la Défense, François Roux, a fait quelques observations sur le dossier Hassan Habib Merhi, 48 ans. Un mandat d'arrêt a été délivré en 2013 contre ce cinquième suspect, mais les poursuites à son encontre n'ont pas été jointes au procès des quatre autres accusés.
Rappelant que le procureur a publié son acte d'accusation contre Hassan Merhi deux ans et cinq...


À Verdun, un « sommet spirituel » pour préserver l’unité nationale... et donner un coup de pouce au pouvoir