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Moyen Orient et Monde - Réactions

L’hommage des Occidentaux, des Russes et de l’ONU

Un « criminel » qui a échappé à la justice, pour les Palestiniens.

Des Palestiniens ont piétiné des portraits d’Ariel Sharon, à Khan Younès, samedi. Ibraheem Abu Mustafa/Reuters

Les pays occidentaux, la Russie et l'ONU ont rendu hommage à la mémoire d'Ariel Sharon après sa mort samedi, réitérant leur appel à la création d'un État pour les Palestiniens.
Pour Barack Obama, Ariel Sharon a « consacré sa vie à l'État d'Israël ». « Nous restons attachés à une paix durable et à la sécurité pour le peuple d'Israël, y compris par notre engagement en faveur de l'objectif de deux États vivant côte à côte dans la paix et la sécurité », a encore déclaré le président américain.
La brièveté et la sobriété de son communiqué ont tranché avec celui du secrétaire d'État John Kerry, d'après lequel « le voyage d'Ariel Sharon a été celui d'Israël » : « Le rêve d'Israël a été sa raison de vivre et il a joué le tout pour le tout pour faire vivre ce rêve. »
D'après l'ex-président américain Bill Clinton, « à la fin de sa longue carrière », Ariel Sharon « a créé un nouveau parti politique dédié à une paix juste et à une sécurité durable ».
Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a pour sa part salué « le courage politique et la détermination dont il a fait preuve en appliquant la décision douloureuse et historique de retirer les colons et les soldats israéliens de la bande de Gaza » en 2005. « Ariel Sharon a été un héros pour son peuple », a jugé M. Ban, qui, évoquant les négociations de paix israélo-palestiniennes, a exhorté « Israël à s'inspirer de l'héritage de pragmatisme (d'Ariel Sharon) pour s'efforcer de créer enfin un État palestinien indépendant et viable, aux côtés d'un Israël en sécurité ».
« Ariel Sharon est une des personnalités les plus significatives dans l'histoire d'Israël et, en tant que Premier ministre, il a pris des décisions courageuses et controversées en vue de la paix », a réagi le chef du gouvernement britannique David Cameron.
Pour le président français François Hollande, il a été « un acteur majeur dans l'histoire de son pays », qui « a fait le choix de se tourner vers le dialogue avec les Palestiniens ».
La chancelière allemande Angela Merkel a relevé que ce « patriote israélien » avait, « par sa décision courageuse de faire retirer les colons israéliens de la bande de Gaza, (...) fait un pas historique (...) vers une solution (impliquant l'existence) de deux États ».
Quant au président russe Vladimir Poutine, il a parlé d'un « grand homme politique et militaire », et de « sa haute autorité sur la scène internationale ».

Les Palestiniens se sont réjouis
En revanche, l'ONG Human Rights Watch (HRW) a jugé « regrettable que Sharon aille vers sa tombe sans répondre devant la justice de son rôle (dans le massacre en 1982 de centaines de civils palestiniens) à Sabra et Chatila (...) ».
De leur côté, les Palestiniens se sont réjouis de la mort de l'ancien Premier ministre israélien Ariel Sharon, qu'ils considèrent comme un « criminel », regrettant de le voir échapper ainsi définitivement à toute poursuite devant la justice internationale.
« Sharon était un criminel, responsable de l'assassinat de Arafat », a affirmé à l'AFP Jibril Rajoub, un haut responsable du Fateh, le mouvement du dirigeant historique palestinien. « Nous espérions qu'il comparaisse devant la Cour pénale internationale (CPI) en tant que criminel de guerre », a ajouté M. Rajoub, chef de la Sécurité préventive palestinienne en Cisjordanie lors de l'opération « Rempart », lancée par Sharon en avril 2002 pour liquider les groupes armés dans tout le territoire palestinien.
« L'histoire de Sharon est noire de ses crimes et écrite avec le sang des Palestiniens », a affirmé à l'AFP Jamal Houweïl, un membre des Brigades des martyrs d'al-Aqsa, groupe armé issu du Fateh, capturé par l'armée israélienne dans la sanglante bataille du camp de réfugiés de Jénine (Nord) pendant l'opération « Rempart ». « La malédiction de notre sang le poursuivra jusqu'à la tombe », a ajouté l'ancien guérillero, aujourd'hui membre du Conseil législatif (Parlement) palestinien.

Friandises à Khan Younès...
Pour le Hamas, au pouvoir dans la bande de Gaza évacuée en 2005 par Israël à l'initiative de Sharon, « sa mort après huit ans de coma est une leçon pour tous les tyrans ». « Notre peuple vit un moment historique avec la disparition de ce criminel aux mains couvertes du sang des Palestiniens et de leurs dirigeants », a déclaré Sami Abou Zouhri, un porte-parole du Hamas, dont le fondateur et chef spirituel, cheikh Ahmad Yassine, a été tué en 2004 par l'armée israélienne sur ordre de Sharon.
À Khan Younès, dans le sud de la bande de Gaza, une centaine de membres du Jihad islamique ont brûlé samedi des portraits de Sharon et ont distribué des friandises en signe de joie, selon le mouvement radical.
Dans les rues de Cisjordanie, l'aversion pour l'ancien général israélien prédominait également à l'annonce de sa mort.
« Pour les milliers de victimes de violations, la disparition de Sharon sans qu'il ait comparu en justice amplifie leur tragédie », a souligné la directrice pour le Moyen-Orient de HRW, Sarah Leah Whitson.

(Source : AFP)

Les pays occidentaux, la Russie et l'ONU ont rendu hommage à la mémoire d'Ariel Sharon après sa mort samedi, réitérant leur appel à la création d'un État pour les Palestiniens.Pour Barack Obama, Ariel Sharon a « consacré sa vie à l'État d'Israël ». « Nous restons attachés à une paix durable et à la sécurité pour le peuple d'Israël, y compris par notre engagement en faveur de l'objectif de deux États vivant côte à côte dans la paix et la sécurité », a encore déclaré le président américain.La brièveté et la sobriété de son communiqué ont tranché avec celui du secrétaire d'État John Kerry, d'après lequel « le voyage d'Ariel Sharon a été celui d'Israël » : « Le rêve d'Israël a été sa raison de vivre et il a joué le tout pour le tout pour faire vivre ce rêve. »D'après...
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