Le styliste britannique Hussein Chalayan en mars dernier à Paris. (AFP/Archives, Francois Guillot).
« Chalayan est un des designers les plus créatifs et les plus provocateurs dans la mode aujourd'hui », estime Goga Ashkenazi, la femme d'affaires kazakh qui a pris en 2012 le contrôle de la maison de couture française centenaire, précédemment aux mains de l'Italien Matteo Marzotto. Elle en est depuis la directrice créative. Le prêt-à-porter Vionnet, quant à lui, défile sous sa responsabilité créative, dans le cadre des Fashion Weeks parisiennes.
« Je suis honoré, déclare Hussein Chalayan. L'énergie créative et l'approche entrepreneuriale de Goga Ashkenazi, combinées à l'héritage de cette maison, rendent cette collaboration très excitante pour moi. »
La ligne demi-couture de Vionnet, qui en est à sa troisième saison en date, « mixe des matériaux de haute qualité, l'artisanat de la haute couture traditionnelle avec l'accessibilité du prêt-à-porter », indique la maison. « Inspirée de l'héritage de la fondatrice de la maison Madeleine Vionnet », qui avait créé sa maison en 1912 et qui est considérée comme l'une des plus grandes couturières françaises, « chaque robe est une pièce unique ».
Hussein Chalayan est connu pour son travail avant-gardiste et sa recherche sur les tissus technologiques. Il est volontiers provocateur, comme en 1997, quand il fit défiler des mannequins partiellement couvertes d'une burqa, de plus en plus courte, jusqu'à laisser voir un pubis nu, puis le corps entier.


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