La famille de Tarek Rabaa, l'ingénieur de la compagnie Alfa arrêté il y a 41 mois « pour collaboration avec le Mossad », a demandé hier au parquet militaire de « revenir sur les poursuites engagées » contre leur fils.
Dans un long communiqué dans lequel ils relatent les faits qui ont eu lieu lors de la dernière audience, le 6 décembre, à l'issue de laquelle le président du tribunal militaire, le général Khalil Ibrahim, s'est désisté du dossier, les proches dudit prévenu ont dénoncé la manière dont a été traitée cette affaire depuis le début, sur le fond aussi bien que dans la forme.
La famille Rabaa a ainsi dénoncé « la tergiversation » de la justice, accusant la Cour d'avoir reporté la date des audiences plus d'une fois. Elle a également rejeté les « allégations (de collaboration avec le Mossad) fondées sur des numéros de téléphone internationaux qui se sont avérés ne pas appartenir à des services de renseignements », précise encore le texte. Le communiqué accuse en outre le tribunal de ne pas « traiter avec Tarek Rabaa de manière neutre » et de ne pas prendre en compte le principe de la présomption d'innocence.


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