Le président français François Hollande a confirmé mercredi avoir été "hospitalisé quelques jours" en février 2011 "pour une hypertrophie bénigne de la prostate", dans une déclaration de l'Elysée obtenue par l'AFP.
Le chef de l'Etat précise qu'"à la suite de cette intervention, aucun suivi médical n'a été jugé nécessaire".
France Info avait révélé cette information, confirmée dans un premier temps par le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault,qui avait ajouté : "Il n'était pas président de la République quand il a eu cette petite opération bénigne".
Jean-Marc Ayrault a précisé que lui-même, comme le chef de l'Etat, tous deux au plus bas dans les sondages de popularité depuis plusieurs mois, étaient "en forme".
Interrogé sur Radio France Internationale, le député UMP (opposition) Bernard Debré, éminent spécialiste d'urologie, a assuré mercredi que François Hollande ne "s'était pas caché" quand il avait subi cette opération. "Je suis astreint au secret médical, ça s'est passé à l'hôpital Cochin (à Paris), dans un service qui devait être le service d'urologie, dont j'étais le chef de service", a-t-il précisé. "Il n'y avait rien! C'est comme si on disait: vous savez, François Hollande s'est fait opérer de l'appendicite à l'âge de 7 ans. Et alors ?", s'est exclamé celui qui avait fait partie de l'équipe soignante de François Mitterrand, opéré d'un cancer de la prostate en septembre 1992, à la fin de son second septennat.
Depuis son accession à l'Elysée, le président a publié deux bulletins de santé. Le dernier, le 6 mars 2013, indiquait que l'état de santé du président était "normal".
La santé des présidents de la République est un sujet sensible en France, depuis la maladie de Georges Pompidou, dissimulée jusqu'à son décès en poste en 1974, puis le cancer de François Mitterrand, caché durant des années via des bulletins mensongers signés de son médecin personnel.
La polémique avait rejailli en septembre 2005 lorsque, trois ans après sa réélection à l'Elysée, Jacques Chirac avait été victime d'un accident vasculaire cérébral. Jusque-là, il n'avait pas jugé opportun d'informer sur sa santé au nom du principe du respect de la vie privée.
François Hollande, lui, s'est engagé à publier un communiqué tous les six mois.
Le chef de l'Etat précise qu'"à la suite de cette intervention, aucun suivi médical n'a été jugé nécessaire".
France Info avait révélé cette information, confirmée dans un premier temps par le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault,qui avait ajouté : "Il n'était pas président de la République quand il a eu cette petite opération bénigne".
Jean-Marc Ayrault a précisé que lui-même, comme le chef de l'Etat, tous deux au plus bas dans les sondages de popularité depuis plusieurs mois, étaient "en forme".
Interrogé sur Radio France Internationale, le député UMP (opposition) Bernard Debré,...

