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Sport - Football

Ligue 1 : un Paris SG trop fort, mais pas cocorico

Les Lyonnais ont bien essayé de tenir tête aux Parisiens, et y auront réussi pendant trente minutes, avant que Laurent Blanc ne trouve la parade en changeant son dispositif tactique pour répondre à l’épineuse densité rhodanienne au milieu de terrain en raison d’un schéma très défensif (3-5-2). Résultat : 4 buts pour le PSG dont deux pour le seul Ibrahimovic.

Trop fort. Trop puissant. Ce refrain revient inlassablement. Encore et encore. Il y a un mois presque jour pour jour, les Lorientais s'étaient montrés dithyrambiques à l'égard du PSG après avoir été martyrisés au Parc des Princes (4-0). Quatre semaines plus tard, le disque semble tourner en boucle. Quel que soit l'adversaire. Pour Lyon, le tarif a ainsi été exactement le même dimanche soir (4-0). Venu à Paris pour tenter de réaliser un « exploit » selon les propres termes de Rémi Garde, l'OL n'aura tenu qu'une petite demi-heure.
Mais mis à part la supériorité insolente des Parisiens, un autre fait aura surtout retenu l'attention : le onze de départ du Paris Saint-Germain aligné face dimanche ne contenait aucun joueur français. Une première en France, mais pas en Europe.
Quand à la composition concoctée par Laurent Blanc, il n'y a pas vraiment de quoi s'étonner. Certains affirmeront que le onze 100 % « étranger » du PSG résulte d'un concours de circonstances. Si Matuidi n'avait pas été ménagé (finalement entré à la 46e), si Rabiot et Digne avaient plus d'expérience, si Menez était plus fort que Lucas...
En réalité, ce ne sont pas tant des circonstances que des choix. Après le match contre Lyon, Laurent Blanc avait réagi à propos de l'absence de joueurs français dans sa formation : « Ça ne me gêne pas », avait confié le coach du PSG. « Quand il y en a cinq ou six (de français), il faut aussi le dire. »
Problème : le club de la capitale n'aligne jamais « cinq ou six joueurs français » dès le coup d'envoi, sauf lorsqu'il dispute des compétitions de moindre importance ou des matches sans enjeu. Ensuite, Laurent Blanc a la mémoire courte : le recrutement de Lucas Digne et la confiance apportée à Rabiot en début de saison avaient été bel et bien salués, et perçus comme une volonté de pérenniser la présence de joueurs tricolores dans la formation du PSG. Mais l'absence de français dans l'équipe francilienne dimanche ne constitue pas une surprise pour autant.

Dans la suite logique du projet de QSI
Le fond d'investissement qatari (QSI) n'a rien contre les Français. Simplement, conformément aux engagements pris lors de son arrivée dans l'actionnariat du club parisien, il veut bâtir « la meilleure équipe possible ».
Et force est de constater, qu'à part Ribéry, Benzema et peut-être Pogba, la France ne compte dans ses rangs que peu de « top players », à savoir incontournables dans les plus grands clubs européens. Ainsi, rien d'étonnant à voir le PSG s'amouracher de joueurs étrangers. Parallèlement, au fil des ans, les joueurs français devenus des seconds couteaux (Bodmer, Sakho cet été) quittent la capitale, et Jallet, définitivement barré par le Batave Van Der Wiel, pourrait bientôt suivre.
Curieusement, c'est sous la coupe du Français Laurent Blanc que le PSG a établit ce nouveau record. Sous le règne de Carlo Ancelotti, Sakho, Menez et Jallet jouaient régulièrement. Le technicien italien n'avait jamais aligné moins de deux joueurs français au coup d'envoi.

Le PSG copie la Premier League
Comme Chelsea en 1999, le PSG et QSI ont franchi une nouvelle étape. Les Blues, alors sous la coupe de Gianlucas Vialli, étaient devenus la première formation anglaise à n'avoir titularisé aucun Britannique.
Dix ans plus tard, en Mars 2010 Portsmouth et Arsenal ont chacun présenté onze footballeurs étrangers au coup d'envoi. Ce jour-là, 15 nationalités étaient présentes sur la pelouse du Fratton Park, mais pas la moindre trace d'un joueur anglais. Un fait inédit, mais qui concrétise le tournant opéré par la Premier League dans les années 2000 : bien plus que la série A, la Liga, ou la Bundesliga, le championnat anglais est devenu international.
Lors de la première journée de la saison 2013/2014, seul un tiers des joueurs alignés d'entrée de match étaient de nationalité anglaise (33,6 %). Ils étaient 73,1 % quand la Premier League a vu le jour en 1992/1993. Les raisons de ce désamour pour le joueur anglais ? Il est cher, et le vivier local a tendance à s'appauvrir.
Les chiffres parlent d'eux-mêmes : aucun des clubs du top 6 (Liverpool, Chelsea, Arsenal, Tottenham, Manchester City, Manchester United) n'ont recruté de joueurs anglais lors du mercato 2013/2014. La Ligue 1 peut-elle négocier le même tournant ?

 

Une machine à gagner

Le PSG est devenu une véritable machine à gagner. Les 36 matchs d'affilée sans défaite (dont 26 en championnat) enregistrés depuis huit mois en attestent. Les hommes de Laurent Blanc ne sont plus désormais qu'à six matchs du record historique du FC Nantes (32 matchs sans défaite en championnat), établi en 1994-1995.
Sur les bases de 94 points en une saison...
S'ils ne comptent que quatre longueurs d'avance sur leur premier poursuivant (Lille) et cinq sur Monaco, les Parisiens ont déjà engrangé onze points de plus que la saison passée. Avec Carlo Ancelotti, ils avaient terminé le précédent exercice avec 83 points, à un point du record de Lyon (84 points en 2005-2006). Avec une moyenne de 2,46 points pris par match depuis le début de la saison, le club de la capitale est parti sur les bases de 94 points à l'issue de la saison !
Le PSG a déjà gagné 11 matchs par au moins deux buts d'écart toutes compétitions confondues, a marqué au moins un but par match et a marqué au moins deux buts lors de 15 de ses 21 matchs disputés toutes compétitions confondues. En championnat, Paris a trouvé le chemin des filets à 34 reprises (+10 par rapport à la saison passée) et n'a été pris à défaut qu'à 8 reprises (12 la saison passée).

Aussi à l'aise à l'extérieur qu'à domicile
Si le PSG a peu de chances d'égaler le record de buts marqués en une saison (118 buts en 1960 pour le RC Paris), il peut en revanche s'attaquer à celui du plus petit nombre de buts encaissés (21 pour l'OM en 1992). Mais aussi à celui du plus grand nombre de points marqués à l'extérieur sur une saison (42 points pour l'OM en 2008-2009, soit 2,21 par match ; 2,43 pour le PSG actuellement).
Voire à domicile (50 points pour Montpellier en 20011-21012, soit 2,63 par match ; 2,5 pour le PSG actuellement). Pour l'y aider, le champion de France en titre peut compter sur Zlatan Ibrahimovic (11 buts) et Edinson Cavani (10 buts) qui occupent les deux premières places du classement des buteurs. À eux deux, le Suédois et l'Uruguayen ont d'ailleurs marqué plus de buts que quinze équipes de Ligue 1, dont Lille, actuel dauphin du PSG au classement...

Trop fort. Trop puissant. Ce refrain revient inlassablement. Encore et encore. Il y a un mois presque jour pour jour, les Lorientais s'étaient montrés dithyrambiques à l'égard du PSG après avoir été martyrisés au Parc des Princes (4-0). Quatre semaines plus tard, le disque semble tourner en boucle. Quel que soit l'adversaire. Pour Lyon, le tarif a ainsi été exactement le même dimanche soir (4-0). Venu à Paris pour tenter de réaliser un « exploit » selon les propres termes de Rémi Garde, l'OL n'aura tenu qu'une petite demi-heure.Mais mis à part la supériorité insolente des Parisiens, un autre fait aura surtout retenu l'attention : le onze de départ du Paris Saint-Germain aligné face dimanche ne contenait aucun joueur français. Une première en France, mais pas en Europe.Quand à la composition concoctée par...
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