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Liban

Tripoli : reprise des accrochages et harcèlement des alaouites

La tension est remontée d'un cran hier à Tripoli, où les accrochages ont repris en début de soirée après une journée marquée par un échange de tirs et plusieurs incidents sécuritaires. Selon les informations d'agences, les accrochages en soirée n'étaient toutefois pas de nature politico-confessionnelle, mais plutôt le résultat d'un incident isolé entre deux familles, Charafeddine et Janzarlé, dans le quartier de Bakkar.
La recrudescence des violences dans la capitale du Nord a fait un nouveau lot de victimes. Un enfant a été blessé par une grenade alors que se poursuivaient les accrochages entre les deux familles rivales, ainsi que plusieurs autres, notamment des citoyens alaouites volontairement visés par des milices sunnites, dans un combat mené parallèlement au niveau des deux quartiers sunnite de Bab el-Tebbané et alaouite de Jabal Mohsen. Comme à l'accoutumée, c'est la rue de Syrie – qui sépare les deux quartiers – qui a été le théâtre des troubles en cours de journée.
La dégradation de la situation a commencé lorsque des sympathisants du Parti arabe démocratique (PAD) ont fait flotter un drapeau syrien à Jabal Mohsen, une initiative aussitôt suivie d'un lever du drapeau de la rébellion syrienne à Bab el-Tebbané. Un échange de tirs limité a eu lieu sitôt après.
Les soldats de l'armée sont immédiatement intervenus et ont renforcé leurs postes à la rue de Syrie pour tenter d'empêcher la dégradation de la situation. Des efforts qui ont coûté à la troupe un blessé, touché par les éclats d'une grenade lancée au cours de l'accrochage.
Les soldats ont ensuite effectué des patrouilles dans les deux quartiers belligérants, ainsi que sur la route principale reliant Tripoli au Akkar, pour s'assurer du
retour au calme.
Parallèlement, le responsable de la communication au sein du PAD, Abdel Latif Saleh, a annoncé que quatre employés de la municipalité de Tripoli résidant à Jabal Mohsen ont été visés par des tirs nourris aux pieds. Les forces de l'ordre ont été dépêchées sur les lieux pour transporter les blessés à l'hôpital. Ces tirs visant des alaouites ont été revendiqués par « le comité militaire des proches des martyrs des explosions à Tripoli » qui a assuré qu'« il ne cessera pas d'infliger ce type de sanctions (aux alaouites) jusqu'à ce que Ali Rifaat Eid soit jugé ». Ce dernier est soupçonné d'être impliqué dans les attentats qui ont visé les deux mosquées à Tripoli.
En soirée, la tension a culminé lorsque les affrontements ont repris entre les deux familles Charafeddine et Janzarlé dans les marchés de la ville. La troupe est intervenue là aussi pour imposer un retour au calme.

La tension est remontée d'un cran hier à Tripoli, où les accrochages ont repris en début de soirée après une journée marquée par un échange de tirs et plusieurs incidents sécuritaires. Selon les informations d'agences, les accrochages en soirée n'étaient toutefois pas de nature politico-confessionnelle, mais plutôt le résultat d'un incident isolé entre deux familles, Charafeddine et Janzarlé, dans le quartier de Bakkar.La recrudescence des violences dans la capitale du Nord a fait un nouveau lot de victimes. Un enfant a été blessé par une grenade alors que se poursuivaient les accrochages entre les deux familles rivales, ainsi que plusieurs autres, notamment des citoyens alaouites volontairement visés par des milices sunnites, dans un combat mené parallèlement au niveau des deux quartiers sunnite de Bab el-Tebbané...
commentaires (2)

A QUOI D'AUTRE FALLAIT-IL S'ATTENDRE ?

ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

11 h 09, le 30 novembre 2013

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Commentaires (2)

  • A QUOI D'AUTRE FALLAIT-IL S'ATTENDRE ?

    ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

    11 h 09, le 30 novembre 2013

  • L'ÂNE A PLUS DE MATIÈRE GRISE DANS SON LOBE !

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    09 h 32, le 29 novembre 2013

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