Le chef de l’État serait « le principal décideur » sur le dossier des réfugiés, selon les précisions du député Marwan Hamadé. Ce dossier aurait également fait l’objet de la visite du Premier ministre Mikati à Paris, dont il a informé hier le président Sleiman. Photo Dalati et Nohra
Le président de la République, Michel Sleiman, a reçu hier le Premier ministre démissionnaire Nagib Mikati, qui lui a fait part de la teneur de ses récents entretiens à Paris et au Qatar.
La visite du Premier ministre Mikati à Paris aurait eu pour objet principal, selon les précisions du député Marwan Hamadé hier, le dossier des réfugiés syriens « et le rôle que la France peut jouer pour rapprocher les points de vue entre les parties libanaises au lendemain de l'accord entre l'Iran et l'Occident sur le nucléaire ».
Dans un entretien à la radio de la Voix du Liban (93,3), M. Hamadé a précisé que « le gouvernement devait tôt ou tard se tourner vers l'une des capitales influentes pour une assistance sur le dossier des réfugiés ». « Il reste néanmoins que la décision principale a été prise à ce niveau lors de la rencontre entre le président de la République avec le roi d'Arabie, qui a exprimé son appui au plan de contingence prévoyant l'établissement de camps pour les réfugiés syriens et l'organisation de leur présence sur le territoire, avant le début de la saison hivernale. »
Appuyant enfin la mobilisation du gouvernement, Marwan Hamadé a néanmoins insisté, avec le 14 Mars, sur « l'inconstitutionnalité des décisions politiques que le cabinet prendrait à ce niveau ».
Notons par ailleurs parmi les visiteurs de Baabda l'ancien député Abdallah Hanna, l'ambassadeur du Liban en Syrie Michel Khoury, ainsi que l'ancien président du Conseil supérieur de la magistrature, Philippe Khairallah, qui a remis au chef de l'État une copie de son ouvrage autobiographique, résumant son parcours en tant que magistrat. Il a également reçu l'ambassadrice du Pakistan Raana Rahim, à l'occasion de la fin de sa mission au Liban.


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