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Liban - Commémoration

Gemayel reproche au Hezbollah ses décisions unilatérales engageant le sort des Libanais

Pour son 77e anniversaire, le parti Kataëb a organisé une mégacérémonie au BIEL en présence d'une foule de personnalités politiques, notamment le vice-Premier ministre sortant, Samir Mokbel, qui représentait le chef de l'État, Michel Sleiman, et le chef du gouvernement démissionnaire, Nagib Mikati, le député Henry Hélou, délégué du président de la Chambre, Nabih Berry, M. Mohammad Machnouk, représentant le Premier ministre désigné, Tammam Salam.


Le président du parti, Amine Gemayel, a d'emblée souligné la foi des Kataëb dans l'avenir du pays, « quelles que soient les tempêtes qui soufflent et les difficultés qui surgissent ». « Nous puisons notre foi du trinôme : Dieu, peuple et martyrs, de nos 77 ans d'histoire, de la résistance de nos ancêtres contre tout occupant, de la force du Liban face aux changements, de Pierre Gemayel, le fondateur du parti, de ses martyrs, Pierre et Bachir Gemayel, et de l'ensemble des martyrs de la révolution du Cèdre, dont Antoine Ghanem », a poursuivi M. Gemayel, avant d'insister sur le fait que son parti « parie toujours sur l'État libanais et sur la communauté de destin islamo-chrétienne ». « Ensemble, nous pouvons vaincre les projets de partition, les cas d'isolement et les manifestations de désobéissance, isoler l'intégrisme et l'hégémonie, interdire l'implantation (des réfugiés palestiniens), circonscrire les dangers découlant de l'exode de populations (syriennes), rétablir notre unité, préserver nos frontières, édifier nos institutions constitutionnelles et être de nouveau maîtres de nos décisions nationales libres », a-t-il dit.


« Je sais qu'il existe mille et une raisons qui nous poussent à douter du modèle libanais, après toutes ces années de guerres et de conflits, mais quelles autres alternatives avons-nous ? » s'est-il interrogé, en estimant qu'il est « encore possible de consolider l'unité libanaise et d'édifier l'État ». La division du Liban est en revanche impossible et les mini-États ne seront jamais tolérés, aujourd'hui ou demain, a insisté M. Gemayel, avant de s'adresser au Hezbollah dont il a vivement critiqué la politique et le comportement.

« Pourquoi le Hezbollah hausse-t-il le ton contre ses partenaires et sort de l'ordre public ? Pourquoi ce parti impose-t-il un style de vie différent de celui des Libanais – dont même les chiites – et étranger aux traditions, aux valeurs et à l'identité libanaises? Nous avions convenu que les armes du Hezbollah serviront à soutenir l'État libanais dans le cadre d'une stratégie de défense qui sera menée par l'armée et non pas qu'elles soient utilisées au service de régimes étrangers, dans le cadre d'une stratégie régionale à laquelle le Liban n'a rien à voir. À cause de ses récentes positions au Liban et en Syrie, le Hezbollah est en train de s'exposer à des dangers dont il n'est pas en mesure, le pays non plus, d'assumer les conséquences », a observé le leader des Kataëb, qui a vivement reproché au parti de Dieu d'imposer aux Libanais des décisions prises unilatéralement et engageant leur sort et leur sécurité.

 

Le développement du système libanais
Selon lui, l'une des causes du « renouvellement des crises dans le pays réside dans le fait que nous nous plaignons des inconvénients de l'expérience libanaise sans nous arrêter sur ses avantages et sa capacité à se développer pour suivre l'évolution de la société libanaise et les changements dans la région ». « Nous énumérons les problèmes, mais nous ignorons les solutions de peur de toucher aux intérêts des communautés », a déploré M. Gemayel, en relevant que le système libanais et les mécanismes démocratiques qu'il assure favorisent les règlements des problèmes qui se posent, pour peu qu'ils soient appliqués.


Après avoir encouragé le passage vers « une société civile », M. Gemayel s'est prononcé pour un développement du système libanais de manière à instituer une « décentralisation élargie ». Il a relevé dans ce contexte que les amendements qui avaient été apportés au système libanais n'avaient pas pour finalité de l'améliorer, en allusion notamment à l'accord de Taëf, « d'autant qu'ils avaient été réalisés dans des circonstances difficiles et en l'absence d'une unanimité nationale ».


Soulignant ensuite les défis qu'imposent au Liban les changements qui interviennent dans la région, le leader des Kataëb a jugé qu'un règlement de la crise qui paralyse le pays passe par la formation d'un gouvernement, l'organisation de la présidentielle dans les délais constitutionnels, l'organisation d'un dialogue national dans un nouveau cadre permettant l'établissement d'une stratégie de défense et de réformes nécessaires, l'arrêt de toute intervention militaire ou autre dans les guerres des autres et le suivi de négociations internationales pour éviter l'émergence d'un nouveau Moyen-Orient à nos dépens.

 

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Pour son 77e anniversaire, le parti Kataëb a organisé une mégacérémonie au BIEL en présence d'une foule de personnalités politiques, notamment le vice-Premier ministre sortant, Samir Mokbel, qui représentait le chef de l'État, Michel Sleiman, et le chef du gouvernement démissionnaire, Nagib Mikati, le député Henry Hélou, délégué du président de la Chambre, Nabih Berry, M. Mohammad Machnouk, représentant le Premier ministre désigné, Tammam Salam.
Le président du parti, Amine Gemayel, a d'emblée souligné la foi des Kataëb dans l'avenir du pays, « quelles que soient les tempêtes qui soufflent et les difficultés qui surgissent ». « Nous puisons notre foi du trinôme : Dieu, peuple et martyrs, de nos 77 ans d'histoire, de la résistance de nos ancêtres contre tout occupant, de la force du Liban face aux...
commentaires (3)

LES REPROCHES NE SUFFISENT PAS ; IL FAUT LES CONTRER....

ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

18 h 15, le 26 novembre 2013

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Commentaires (3)

  • LES REPROCHES NE SUFFISENT PAS ; IL FAUT LES CONTRER....

    ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

    18 h 15, le 26 novembre 2013

  • QUATORZISTES, ORGANISEZ PLUTÔT DES RÉUNIONS AVEC LE HEZB, MÊME SI DES DÉCLARATIONS HOSTILES S'ÉLÈVENT... CAR RIEN NE SAUVERAIT LE PAYS QUE LE " DIALOGUE " ET L'ENTENTE. LE GRAND SATAN ET L'AXE DU MAL DIALOGUENT... ET SEULS... TOUS NOS ABRUTIS NE LE FONT PAS !

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    19 h 32, le 25 novembre 2013

  • A la famille Gemayel pour qui j'ai le plus profond des respects parce que c'est comme ca les courageux et sinceres dans leur combat on les respecte meme si on leur reconnait des erreurs ,je voudrai leur dire que Bechir n'avait demande a personne quand il avait eu le sentiment qu'il fallait y aller au combat , que les decisions qui avaient ete prises par le parti des Kataebs pendant les annees terribles de la guerre civile n'avaient pas l'adhesion des libanais , et que si le hezb resistant devaient attendre que les libanais se consultent pour lui permette d'agir , on aurait ete , tous les libanais , mange cru par les mercenaires du complot salafowahabite , et on sait qu'aucun libanais de 7 a 77 ans ne l'aurait accepte . Bon anniversaire les kataebs .

    FRIK-A-FRAK

    10 h 20, le 25 novembre 2013

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