Le comité fait référence à plusieurs communiqués publiés récemment par EDL à l’occasion d’une grande panne sur le câble Mkallès-Commercial (qui vient du centre-ville), qui a affecté une bonne partie du Metn et même de Beyrouth. Le tronçon dont parle le comité est le dernier sur la ligne de 220 kilovolts, et son installation se heurte depuis plusieurs années au refus des habitants, qui jugent les câbles trop proches des maisons et craignent un risque de l’impact du champ électromagnétique sur la santé des riverains.
Dans leur communiqué hier, les habitants démontrent, par une foule d’arguments techniques, qu’une panne majeure comme celle qui se produit actuellement n’a rien à voir avec ledit tronçon, « et toute autre allégation est nécessairement mensongère ». Selon eux, « pas besoin d’imposer un rationnement supplémentaire aux habitants des régions concernées, puisque la station de Mkallès est reliée à la station de Bsalim, et qu’il est possible de faire transiter le courant par cette ligne ». « Le problème essentiel du Liban reste la production insuffisante d’électricité », poursuit le communiqué, citant « toutes les promesses non tenues, anciennes et nouvelles, et l’argent gaspillé à coups de centaines de millions de dollars ».
Et d’ajouter : « En fin de compte, si le fait de compléter ce tronçon de Mansourieh est si vital, EDL n’a qu’à encourager le ministère de l’Énergie à accepter le principe d’installer les câbles des stations de Aramoun, Mkallès et Bsalim sous terre, un principe consacré par un projet de loi présenté depuis plus d’un an et demi par dix députés. Ce problème remonte à plus de huit ans, et les habitants ne comptent en aucun cas abandonner leurs revendications concernant l’enterrement des câbles, pour des raisons liées à la sécurité et la santé publiques. »


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