Andy Warhol lors de la création de l’œuvre en 1966.
Art et pub
Côté palette et côté vie, Andy Warhol aimait la brillance du métal blanc de gris. Il arborait des perruques argentées et, dans son premier studio baptisé « Silver Factory » (usine argentée), il mêlait de l’irisé à toutes ses couleurs. Après une carrière réussie en tant qu’illustrateur commercial, Warhol est devenu célèbre dans le monde entier pour son travail de peintre, réalisateur de films avant-gardistes, producteur de musique et auteur.
Une enfance difficile dans une famille hongroise qui avait choisi d’émigrer aux États-Unis n’empêchera pas son talent artistique de s’épanouir et de le mener bien loin. Après des études de beaux-arts à Pittsburgh, il s’impose dans le monde de l’illustration et du graphisme publicitaire. Il collaborera avec des revues de renom, Glamour, Vogue et Harper Bazar. Ce qui lui permet d’explorer à fond les relations entre l’expression artistique, la culture et la publicité. Dans les années 60, il commence par exposer ses œuvres à Los Angeles puis à New York, où il connaîtra un grand succès avec ses peintures iconiques des produits de consommation américains, tels que la boîte de soupe Campbell et les bouteilles de Coca-Cola, ainsi que des tableaux de célébrités telles que Marilyn Monroe, Troy Donahue et Elizabeth Taylor.
Auteur des « 15 minutes de gloire »
Il s’est ensuite dirigé vers la sérigraphie car il cherchait non seulement à rendre « artistiques » des produits fabriqués en masse, mais aussi à populariser la production massive de l’art lui-même. En minimisant son rôle dans la production de son travail et en déclarant qu’il voulait être « une machine », Warhol a déclenché une révolution dans l’art. Son travail est rapidement devenu populaire, mais aussi controversé. S’étaient rassemblés autour de lui, dans son studio The Factory, un large éventail d’artistes, d’écrivains, de musiciens et de célébrités « underground », notamment Jean-Michel Basquiat, Julian Schnabel, David Salle et d’autres néo-expressionnistes, ainsi que des membres de la trans-avant-garde d’Europe, y compris Francesco Clemente et Enzo Cucch.
Plus tard, certains critiques ont vu en cet artiste « le plus brillant miroir de notre temps », soutenant que « Warhol s’était emparé de quelque chose d’irrésistible dans la culture américaine des années 1970 ».
Warhol était complètement fasciné par le « glamour » de Hollywood. Il disait : « J’adore Los Angeles, j’adore Hollywood. Tout y est tellement beau. Tout est plastique, mais j’aime le plastique, je veux être plastique. » Il avait aussi lancé la formule devenue légendaire, « les 15 minutes de gloire ». La sienne perdure et ses nuages en matière synthétique voguent toujours très haut.

