L’écrivaine et psychanalyste Marie Darrieussecq aime faire exploser les tabous.
Depuis son premier succès, Truismes, en 1996, l’écrivaine et psychanalyste Marie Darrieussecq aime faire exploser les tabous. Avec ce roman, elle s’attaque ainsi à la passion, à l’attente de l’autre. « L’attente, j’en parle beaucoup car malgré les luttes féministes auxquelles j’ai participé, nous les femmes, on a une Belle au bois dormant dans la tête », a expliqué l’auteure suite à l’annonce de sa victoire.
La romancière, qui a mis 18 mois à écrire ce dernier livre, a confié qu’il lui tenait particulièrement à cœur. « Plusieurs trajets de ma vie m’ont menée en Afrique et j’en ai donné mon image », a-t-elle déclaré. Ajoutant que «ce livre est peut-être l’un de mes préférés, un aboutissement de mon travail ».
Le prix Médicis étranger est allé à Toine Heijmans pour En mer (Christian Bourgois), thriller psychologique qui embarque le lecteur sur un voilier dans un huis clos oppressant, au cœur de la tempête et d’une âme tourmentée (traduit du néerlandais par Danielle Losman). « J’ai mis un an à écrire ce livre, je l’ai commencé en naviguant sur mon bateau. Même une fois à quai près de chez moi, je continuais à écrire sur le bateau en écoutant la radio de bord », a dit le romancier néerlandais.
Le prix Médicis de l’essai a été décerné à Svetlana Alexievitch pour La Fin de l’homme rouge (Actes Sud).
La présidente du jury, Anne F. Garréta, s’est enthousiasmée face à « la plus belle liste depuis 50 ans, avec des choix qui ne sont pas les plus attendus de la saison ».
Rappelons que Charif Majdalani figurait sur la liste de ce prix pour Le dernier seigneur de Marsad (éditions du Seuil).


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