La venue de la lanterne rouge du Calcio au Stade olympique pouvait laisser envisager une promenade de santé pour les Giallorossi. Mais les absences de Francesco Totti pour un mois (cuisse), de Gervinho pour une dizaine de jours (adducteurs) et de Douglas Maicon (suspendu) avaient légèrement nivelé les forces de ce duel des extrêmes. Sans compter que la Roma avait perdu deux fois contre le Chievo la saison dernière. Au final, Vérone n’a pas été assez dangereux pour faire trembler les filets romains – ce qui n’est arrivé qu’une fois cette saison – mais il a résisté longtemps jusqu’à l’ouverture du score de Marco Borriello (67) à peine entré en jeu. Filippo Monteforte/AFP
Rudi Garcia a eu le flair. Un changement de l’entraîneur français, l’entrée d’Alessandro Florenzi à l’heure de jeu ont amené le but de la délivrance, signé Marco Borriello (67), et redonné 5 points d’avance à la « Louve » sur Naples et la Juventus, qui s’étaient imposés un jour avant.
La Roma de Garcia a effacé des records la Juve de Capello et ses neuf victoires initiales en 2005-2006, série entachée par le scandale du « Calciopoli ».
Après avoir longtemps buté sur un Chievo période « Catenaccio », la Roma a atteint la barre des 30 points sur une tête rageuse de Borriello, superbement servi de volée par Florenzi après un crochet dans la surface. L’avant-centre à la fine moustache a explosé de joie, et le stade avec. Serré de près, il avait jusqu’alors passé plus de temps le nez dans la pelouse.
Un seul but encaissé
Le Chievo allonge, lui, sa série aux antipodes avec une sixième défaite d’affilée.
Le dernier de la série A a pourtant tout essayé, pertes de temps, petits actes d’antijeu et appels aux soigneurs.
Les joueurs du Chievo ont même fait bouillir de rage le Stade olympique en n’arrêtant pas la balle alors qu’un joueur de la Roma était blessé, chose qu’ils avaient réclamée pour eux-mêmes à cor et à cri plusieurs fois.
Le peu de verve offensive des Jaunes et Bleus n’a du coup pas beaucoup gêné la Roma pour préserver son chiffre fétiche en défense : un seul but concédé en dix journées, autre record.
En première période, cette défense « bus garé dans la surface » a endormi l’AS Rome. Borriello manquait de mobilité et Adem Ljajic voulait trop en faire, exagérant les dribbles et demandant tous les ballons. L’absence du maître à jouer Francesco Totti commence à se faire sentir.
L’Olimpico bien garni (45 000 spectateurs), record en vue et lendemain férié aidant (Toussaint), n’a guère vibré que sur un missile de Kevin Strootman repoussé des gants par Christian Puggioni (23) ou sur une combinaison sur coup franc (29).
Puis l’entrée de Florenzi à la place d’un Marquinho décevant (58) s’est révélée décisive.
Libérée, la Roma a eu plusieurs balles de 2-0, par Borriello (80), puis Ljajic sur un coup franc direct à angle fermé (82).
L’ultime assaut du Chievo n’a pas menacé Morgan De Sanctis, et la Roma a tenu son record, avant d’aller au Torino dimanche pour tenter de l’améliorer.
La Roma, qui garde cinq points d’avance sur le Napoli et la Juve, a désormais deux autres records en ligne de mire.
Le nombre de victoires depuis le début de la saison, actuellement détenu par le Tottenham saison 1960-1961 (11 succès), et la série de victoires consécutives, propriété de l’Inter sous Mancini en 2006-2007 (17 victoires).
(Source : AFP)

