Gordon Savic, le directeur FIFA pour les qualifications de la Coupe du monde 2014, tient dans ses mains le ballot « Suède » choisi par l’ex-international suisse Alexandre Frei pour affronter le Portugal. Fabrice Coffrini/AFP
Cristiano Ronaldo répétait avant le tirage qu’il ne voulait pas de la France. Sera-t-il pour autant plus heureux de croiser Ibrahimovic sur la route du Brésil ?
Pour rappel, les deux rencontres entre l’Allemagne et la Suède dans le groupe C des qualifications du Mondial 2014 ont donné un total de 16 buts : 4-4 à l’aller à Hanovre et 5-3 pour la Mannschaft à Solna au retour. Le match aller avait notamment été marqué par un retourné inouï d’« Ibra » qui fait encore le tour du Net. Et pour la petite histoire, quand la Suède a marqué trois buts au retour à l’Allemagne, le grand « Zlatan » était suspendu, preuve que les Suédois sont dangereux même sans leur colosse (1,95 m, 95 kg).
Seleçao : avantage du vécu
Sur le papier, la Seleçao a l’avantage du vécu dans ces barrages, puisque le Portugal a dû passer par cette épreuve pour aller au Mondial 2010 et à l’Euro 2012, battant à chaque fois dans cet exercice la Bosnie.
La France a quant à elle hérité d’un bon tirage avec l’Ukraine. Les Bleus de Franck Ribéry, dont le nom revient avec insistance pour le prochain Ballon d’or, partent favoris face aux troupes du sélectionneur Mikhaïl Fomenko, en manque de joueurs de standing international. La France doit juste gérer habilement avant ces barrages l’affaire Patrice Evra, qui vient de critiquer avec virulence quatre consultants dans les médias français.
Le joueur de Manchester United est convoqué par le président de la Fédération française de football Noël Le Graët et par son sélectionneur Didier Deschamps pour s’expliquer. Evra, titulaire au poste d’arrière gauche et leader du vestiaire, pourrait-il être privé de barrages ?
La Croatie s’en tire bien aussi avec la modeste Islande. C’était le meilleur tirage possible pour une sélection aux damiers en pleine crise et qui vient de changer d’entraîneur après trois défaites et un nul.
Un Grèce-Roumanie fermé
Les Croates, 18es au classement FIFA, comptent dans leurs rangs deux belles individualités, le meneur du Real Madrid Luka Modric et l’attaquant du Bayern Munich Mario Mandzukic.
L’Islande, 46e nation FIFA, qui ne compte aucune star, avait fini à la surprise générale deuxième du groupe E derrière la Suisse et devant la Slovénie, la Norvège, l’Albanie et Chypre. Le coup d’éclat des Islandais reste un 4-4 arraché en Suisse lors des qualifications, alors que les partenaires de Xherdan Shaqiri menaient 3 à 1 à la pause.
L’affiche Grèce-Roumanie s’annonce de son côté très fermée entre deux équipes à vertus défensives. Sur le papier, la balance penche tout de même en faveur des Grecs. Sélection sans génie mais sans faille, la Grèce s’appuie sur une défense très solide et sur une vraie science de la victoire 1-0, développée depuis l’Euro 2004. Et ses supporteurs savent comment créer une ambiance intimidante.
L’avantage du match retour à domicile des Roumains pourrait être gommé par la faculté des Grecs à tenir un résultat et préserver leurs cages. Les vainqueurs des barrages rejoindront les pays de la zone Europe déjà qualifiés pour le Mondial, Pays-Bas, Italie, Belgique, Suisse, Allemagne, Espagne, Angleterre, Russie et Bosnie.
Les derniers 8
Voici les affiches des barrages de la zone Europe effectués hier au siège de la FIFA, à Zurich qui se disputeront les 15 et 19 novembre prochain. Le match aller aura lieu sur le terrain du premier nommé le 15 novembre.
Ukraine-France
Portugal-Suède
Grèce-Roumanie
Islande-Croatie.

