"Les réunions de notre comité politique et de notre assemblée générale à Istanbul ont été reportées à début novembre", a affirmé Samir Nashar, un membre de la Coalition.
Initialement prévues cette semaine, ces réunions doivent fixer la position de la Coalition sur sa participation ou non à Genève-2.
La Coalition a reporté ces rencontres en Turquie en raison du déplacement de son président, Ahmad Jarba, à Londres mardi pour une réunion des "Amis de la Syrie", onze pays qui soutiennent l'opposition syrienne.
"Cela n'a pas vraiment de sens de réunir le comité politique sans la présence du comité présidentiel", dirigé par M. Jarba, a expliqué Samir Nashar.
La Coalition reste profondément divisée sur cette conférence. Le Conseil national syrien (CNS), sa composante principale, a d'ores et déjà annoncé qu'il n'irait pas à Genève et menacé de faire scission si la Coalition y assistait.
Le CNS refuse toute discussion avec le régime tant que Bachar al-Assad n'a pas démissionné, une exigence que le régime syrien a perpétuellement rejeté, soutenu par la Russie, fidèle alliée de Damas.
"Une pression internationale s'exerce sur le CNS pour qu'il change sa position vis-à-vis de Genève 2", a affirmé Samir Nashar, également membre du CNS.
Mais "je ne vois toujours pas de lumière au bout du tunnel de Genève 2 avec le cadre fixé actuellement", a-t-il déploré ajoutant que "pour le moment, une partie de la Coalition veut aller à Genève 2 et une autre ne veut pas".
Une autre source au sein de la Coalition a expliqué à l'AFP sous couvert d'anonymat que "toute négociation reste théorique, personne n'a été effectivement invité à Genève 2 pour l'instant".
Ce membre de la Coalition a par ailleurs affirmé qu'il partageait l'idée présentée dimanche par l'émissaire de l'ONU et la Ligue arabe pour la Syrie, Lakhdar Brahimi, selon laquelle Genève 2 ne pourrait se tenir en l'absence d'une opposition syrienne "crédible".
"C'est une déclaration forte qui montre au reste du monde qu'à moins que l'opposition ne soit correctement représentée, ces négociations seront vaines", a-t-il précisé ajoutant que le fait de "penser que M. Jarba peut représenter l'opposition syrienne à lui seul serait ridicule".


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