Né Thomas Lanier Clancy Jr, Tom Clancy avait suivi des études d’anglais au Loyola College avant de devenir, en 1969, courtier en assurances. À cause d’une mauvaise vue, il échoue à intégrer l’armée et se met à écrire à ses moments perdus. Éric Miller/Archives/Reuters
Le PDG de Penguin Group, David Shanks, a indiqué dans un communiqué que Tom Clancy était « un auteur accompli. Il a créé le genre du thriller moderne et était l’un des raconteurs d’histoires les plus visionnaires de notre temps. Il manquera à des dizaines de millions de lecteurs dans le monde ». Son 17e roman de fiction, Command Authority, doit paraître en décembre chez Putnam’s Sons du groupe Penguin. Ivan Held, président de Putnam’s Sons, a rendu hommage à un auteur qui « était en avance sur l’actualité et dont la prescience, par moments, faisait peur ».
Tom Clancy était l’auteur de best-sellers, publiés pour la plupart en France par Albin Michel, tels que The Hunt for Red October, avec lequel il avait connu son premier succès en 1984, War Games, Sur ordre, The Summ of All Fears ou la série Op-Center, une cellule de crise composée d’hommes d’élite envoyés sur tous les fronts.
Son œuvre, dont l’intrigue est centrée autour du renseignement américain, évoquait le terrorisme nucléaire ou bactériologique, ou encore l’espionnage industriel ou d’État. Dans Dette d’honneur, il imagine un aviateur japonais qui jette son avion contre le Capitole en pleine prestation de serment d’un vice-président américain. Sur Ordre raconte comment un dirigeant musulman organise des attentats terroristes à l’arme bactériologique.
Jack Ryan
« La chance. Je n’en crois rien », disait-il dans une interview en 2002 à propos de ses intrigues si proches de la réalité à venir, « si je pouvais prédire le futur, je travaillerais chez Merrill Lynch », ajoutait-il en évoquant la banque d’investissement. « Allons... Tout ce que je fais, c’est examiner les possibilités. À la fin de l’un de mes livres, il y a un pilote japonais devenu fou qui fonce en avion sur le Capitole... Tout le gouvernement est rassemblé là. Facile de taper dans le tas. C’est simple », ajoutait-il.
Tom Clancy a également donné vie au personnage de Jack Ryan, expert à la CIA, incarné tour à tour au cinéma par Alec Baldwin dans The Hunt for Red October, par Harrison Ford dans War Games et encore par Ben Affleck dans The Summ of All Fears. Chris Pine jouera également le rôle-titre de Jack Ryan signé du Britannique Kenneth Branagh, à paraître le 25 décembre, mais qui, cette fois-ci, n’est pas une adaptation directe d’un roman. Son œuvre a également inspiré des jeux vidéo comme Splinter Cell et Ghost Recon, publiés chez Ubisoft Entertainment qui a rendu hommage hier à « l’extraordinaire auteur doué pour créer des histoires captivantes qui ont tenu en haleine le monde entier ».
Tom Clancy était modeste face au succès : vendre des best-sellers, « c’est bon pour l’ego », disait-il au Nouvel Observateur, « mais ça ne vous améliore pas comme être humain. Cela dit, l’argent est agréable. Mais je suis un baladin, voilà tout ». Et quant à son message, « si les forces de la lumière n’étaient pas plus fortes que celles de l’obscurité, nous vivrions tous dans des cavernes aujourd’hui », ajoutait-il.
Né Thomas Lanier Clancy Jr, Tom Clancy avait suivi des études d’anglais au Loyola College avant de devenir, en 1969, courtier en assurances. À cause d’une mauvaise vue, il échoue à intégrer l’armée et se met à écrire à ses moments perdus. Républicain déclaré, Tom Clancy était un auteur richissime, copropriétaire d’une équipe de baseball, les Baltimore Orioles.
(Source : AFP)

