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Culture - Foire

L’art contemporain syrien réuni à l’Artheum

Inauguration ce soir de la « Syria Contemporary Art Fair » à l’Artheum. Une première édition lancée à Beyrouth, terre d’accueil de nombreux artistes syriens ayant fui la guerre civile...

Samer Kozah et Nino Azzi présentant la Syria Art Fair à la presse. Photo Michel Sayegh

Organisée par Samer Kozah, galeriste damasquin, en collaboration avec l’équipe de l’Artheum*, cette foire présente donc, jusqu’au 9 octobre, des œuvres de 51 artistes du pays voisin.


Plus de 150 peintures, sculptures et, dans une moindre mesure, photos et vidéos d’artistes confirmés et de jeunes talents offrent une image globale de l’art contemporain syrien, «toujours très actif malgré les affrontements», assure l’initiateur de cet événement. Lequel signale que l’idée d’une foire, censée donner une vue d’ensemble de la production – et de l’identité – artistique syrienne, lui trottait en tête depuis 2010. Et que, faute d’avoir pu la démarrer sur le sol national, il a décidé de la lancer de Beyrouth, «plateforme artistique de la région», où il est installé depuis quelque temps. Sa rencontre, au Beirut Art Fair (auquel il participe en tant que galeriste syrien), avec Nino Azzi, à la tête du Artheum (vaste espace dédié aux grandes expositions et foires culturelles), a été le déclencheur de cette initiative.
Pour Azzi, «mettre notre espace à la disposition des artistes syriens est un moyen de promouvoir et soutenir leur travail. D’autant que, même dans les pires moments, l’art reste un vecteur de paix, peut-être même un moyen d’influer sur la conscience des gens.»

 

Samer Kozah et Nino Azzi présentant la Syria Art Fair à la presse. Photo Michel Sayegh



Un souci de qualité
«Certes, la guerre civile a renforcé l’intérêt porté à l’art syrien, relève, pour sa part, Kozah, mais il faut savoir qu’il occupe depuis les années 50 une place importante au sein de l’art arabe et que certains de ses représentants actuels ont également acquis une véritable reconnaissance en Europe, au Canada ou encore aux États-Unis où quelques-uns d’entre eux sont installés.» Parmi ces derniers, il cite: Mustafa Ali, Nazir Ismaïl, Fadi Yazigi, Maher al-Baroudi, Amal Muraywed, Farouk Kondakji, Hammoud Shantout ou encore Wafa Daya (graveur vivant aux States) et la vidéaste (syro-canadienne) Khadija Baker qui figurent au nombre des exposants de cette foire.
«La sélection a été faite par un comité artistique composé de deux peintres et d’un sculpteur, selon des critères rigoureux de qualité», insiste son concepteur. Il précise n’avoir choisi d’exposer que la moitié des postulants dans son souci de ne pas brader l’art de son pays.
Dans ce même objectif de mise en valeur, les organisateurs ont également instauré un «Collectors Club» qui se tiendra sur deux jours, les 4 et 5 octobre, au sein de la foire. Il sera dévolu aux toiles et sculptures de grands noms de l’art syrien du début du XXe siècle jusqu’aux années 70 tirées de collections privées, à l’instar de Loua’i Kayalé, Fateh Moudaress, Mazen Jaafari, Roland Khoury ou encore Michel Korchi...


Reste l’espoir de voir cette foire tenir ses ambitions affichées!

* Beyrouth, corniche du Fleuve. La Quarantaine, collé au Art Lounge. Horaires d’ouverture : du lundi au dimanche inclus, de 16h à 21h. Tél. : 71/781783.



Pour mémoire

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