Nicolas Sehnaoui.
Accordant ainsi sa caution et une justification au réseau illégal du Hezbollah, M. Sehnaoui a estimé que « la victoire » du parti chiite contre Israël en juillet 2006 « n’aurait pu avoir lieu sans les réseaux privés du Hezbollah ». M. Sehnaoui a également estimé dans ce cadre, dans une interview à la Voix du Liban 100,3 (radio Kataëb), que l’affaire du réseau de télécoms du Hezbollah devrait faire l’objet d’une « coordination entre l’institution militaire (l’armée) et la résistance (le Hezbollah) du fait que ces deux parties constituent un fondement essentiel de la structure de défense nationale ». Le ministre a cependant souligné que le réseau illégal du Hezbollah « ne passe pas par le réseau étatique relevant du ministère ».
Rappelons qu’à la mi-septembre, l’affaire des travaux d’excavation entrepris dans les environs de Zahlé, afin d’installer le réseau privé illégal de télécommunications propre au Hezbollah, avait provoqué une nouvelle polémique autour du sujet de l’autosécurité. La tension était montée dans différents quartiers de Zahlé, un groupe de jeunes s’étant rassemblés pour dénoncer fermement ce qu’ils considèrent être une « véritable ingérence dans les affaires de la ville ». Rejoignant l’avis de plusieurs élus et responsables locaux, ils ont exprimé leur crainte de voir les habitants de la ville soumis à des écoutes téléphoniques illégales de la part du parti chiite.
Lundi dernier, le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, a assuré que ce réseau « ne traverse pas et ne passera jamais par la ville de Zahlé ». « Cet incident a été exagéré, nos hommes étaient en train de mener des travaux de maintenance sur un des câbles qui passe par les environs de la ville », a-t-il affirmé.


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine
Quand on a une enveloppe sur le bureau et un révolver pointé sur la tempe, c'est tout à fait normal.
12 h 19, le 01 octobre 2013