"A 04H45 (01H45 GMT), le conducteur d'un minibus qui transportait des passagers syriens (...) n'a pas obtempéré aux ordres de l'armée libanaise qui lui demandait de s'arrêter à un barrage dans la région d'Aarsal, obligeant les soldats à ouvrir le feu", indique le communiqué de l'armée.
"Un passager a été tué et deux autres ont été légèrement blessés, dont un est parvenu à s'enfuir avec les autres passagers", précise le texte, soulignant que le conducteur s'était rendu.
Selon l'Agence nationale d'information (ANI) le Syrien tué appartenait au Front Al-Nosra, un groupe jihadiste rattaché à Al-Qaïda qui combat le régime syrien en vue de l'instauration d'un Etat islamique.
ANI a également fait état de deux blessés, mais dit qu'ils avaient été transportés tous les deux à Aarsal, une localité libanaise à majorité sunnite connue pour son soutien à la rébellion syrienne.
Depuis le début du conflit en Syrie il y a 30 mois, cette localité a été bombardée à plusieurs reprises par les forces du régime syrien qui l'accuse d'abriter et d'aider les rebelles.
L'incident de mercredi n'est pas le premier du genre dans cette région de l'Est du Liban, frontalière de la Syrie.
Le 28 mai dernier, trois soldats libanais avaient été tués à un barrage par des hommes armés.
Le conflit syrien divise profondément le Liban entre partisans du régime de Damas, emmenés par le Hezbollah chiite qui combat auprès de l'armée syrienne, et ses opposants, menés par l'ex-Premier ministre sunnite Saad Hariri.
Par ailleurs dans la soirée, dans le centre de Baalbeck, la grande ville de l'Est du Liban, un membre du Hezbollah et deux passants ont été légèrement blessés par un échange de tirs entre un barrage du parti chiite et des inconnus en voiture, a afirmé à l'AFP un responsable des services de sécurité.
L'incident est survenu à la suite d'une altercation entre deux jeunes et les membres d'un autre barrage du Hezbollah dans la ville, selon la même source.
Le puissant parti armé avait mis en place des points de contrôle dans ses fiefs au Liban après deux attentats dans son bastion de la banlieue Sud de Beyrouth, dont le premier a fait 50 blessés le 9 juillet et le second 27 morts le 15 août.


À Verdun, un « sommet spirituel » pour préserver l’unité nationale... et donner un coup de pouce au pouvoir