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L'opinion palestinienne ne croit ni aux négociations ni à la réconciliation (sondage)

L'opinion palestinienne est divisée sur la reprise des négociations de paix avec Israël, mais très pessimiste sur leur succès, et plus encore sur la réconciliation entre les mouvements rivaux Fatah et Hamas, selon un sondage publié lundi.

Une majorité relative (49 % contre 47 %) conteste la décision de M. Abbas de reprendre les pourparlers de paix fin juillet, plus des deux tiers (70 % contre 26 %) prévoyant leur échec, selon cette enquête du du Palestinian Center for Policy and Survey Research (PSR) à Ramallah.

Une majorité absolue (53 %) considère néanmoins que si, contre toute attente, les négociations de paix aboutissent à un accord soumis par le président palestinien Mahmoud Abbas à un référendum, il serait approuvé, contre 37 % de l'avis opposé.

A plus long terme, près des trois quarts (72%) jugent faibles ou nulles les chances de création dans les cinq ans d'un État palestinien à côté d'Israël.

A l'occasion du 20e anniversaire des accords d'autonomie d'Oslo, 59 % des personnes interrogées jugent que ces accords ont nui aux intérêts palestiniens fondamentaux, contre 29 % de l'avis opposé.

Une majorité relative (36 % contre 30 %) estime que l'Autorité palestinienne est devenue un fardeau, plutôt qu'un acquis, mais les opinions défavorables sont en légère baisse (- 4 points) par rapport au précédent sondage du PSR en juin.

S'agissant de la réconciliation entre le Fatah de M. Abbas et le Hamas, qui gouvernent respectivement les zones autonomes de Cisjordanie et la bande de Gaza, le pessimisme atteint un niveau record depuis la division en 2007, notamment en raison de la destitution en Egypte du président islamiste Mohamed Morsi par l'armée, soulignent les auteurs du sondage.

Seuls 12 % se déclarent optimistes sur une réunification de Gaza et la Cisjordanie dans un proche avenir (- 5), 42 % à plus long terme, 41 % (+5) considérant la division comme définitive.

En cas d'élection présidentielle immédiate, Mahmoud Abbas, qui a exclu de se représenter, l'emporterait sur le chef du gouvernement du Hamas, Ismaïl Haniyeh (51 % contre 42 %, soit +2 et -2).

Si les élections législatives se tenaient aujourd'hui, 38 % voteraient pour le Fatah et 31 % pour le Hamas (-3 et +1).

Par ailleurs, 31 % estiment possible de critiquer sans crainte l'Autorité en Cisjordanie, et 24 % dans la bande de Gaza le gouvernement du Hamas.

Amnesty International a appelé dans un communiqué publié lundi à "mettre fin au recours à la force non nécessaire et excessive contre les manifestants par la police et les services de sécurité de l'Autorité palestinienne en Cisjordanie".

L'organisation cite "au moins quatre incidents d'attaques violentes contre des manifestants pacifiques en juillet et août 2013", ainsi que la mort d'une femme le 8 mai lors d'une descente de police près de Hébron (sud) et le décès d'un manifestant blessé par balle en août.

Le directeur d'Amnesty pour le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord, Philip Luther, cité dans le texte, appelle les donateurs internationaux, qui doivent se réunir mercredi à New York, à "affirmer aux dirigeants de l'Autorité qu'ils ne toléreront pas une poursuite des violations des droits par sa police et ses services de sécurité, et que la future aide en dépendra".

Ce sondage a été réalisé en face à face sur un échantillon de 1.261 adultes du 19 au 21 septembre en Cisjordanie et dans la bande de Gaza, avec une marge d'erreur de 3%.
L'opinion palestinienne est divisée sur la reprise des négociations de paix avec Israël, mais très pessimiste sur leur succès, et plus encore sur la réconciliation entre les mouvements rivaux Fatah et Hamas, selon un sondage publié lundi.Une majorité relative (49 % contre 47 %) conteste la décision de M. Abbas de reprendre les pourparlers de paix fin juillet, plus des deux tiers (70 %...