Le ministre Bassil recevant M. Plumbly, en présence de membres de la Rencontre chrétienne. Photo ANI
La lettre revient sur l’importance du site de Maaloula dans l’histoire des chrétiens d’Orient, ainsi que sa principale caractéristique, l’antique langue araméenne toujours parlée par ses fils. « Les chrétiens de Syrie se trouvent, depuis plus de deux ans, exposés à une longue série de persécutions et d’attaques, dont la plus répréhensible serait l’enlèvement, le 23 avril 2013, de deux évêques chrétiens, qui demeurent en captivité, précise le texte. À cela s’ajoute le meurtre des innocents, la mise à feu des lieux de culte et la déportation de plus de 450 000 chrétiens syriens, sur un total de deux millions. Ce fait a été souligné par l’un des chefs du clergé syrien, le patriarche Grégoire III Laham, le 3 septembre 2013. De surcroît, la migration forcée des chrétiens de Syrie a fait l’objet d’un appel lancé par les évêques du Vatican le 17 janvier 2013, sollicitant leur protection et la sauvegarde de leur présence dans leur pays. »
La Rencontre chrétienne exprime, dans sa lettre, ses inquiétudes concernant les chrétiens d’Orient. Elle rappelle que le pacte des Nations unies rend l’organisation internationale et son secrétaire général, en particulier, garants de la sécurité des minorités religieuses dans le monde.
« Le sort infligé à Maaloula, et, par extension, aux chrétiens en Syrie, en Irak, en Égypte ou en Palestine occupée, qui se voient conceptuellement rejetés en tant qu’êtres humains, qu’individus et que communautés, constitue une violation flagrante des principes énoncés par la Charte des Nations unies, et de la plupart des articles de la Déclaration universelle des droits de l’homme, poursuit le texte. Ces actes constituent également une violation claire de la Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide, ainsi que de la Convention internationale sur l’élimination de toutes les formes de discrimination raciale, de la Déclaration sur l’élimination de toutes les formes d’intolérance et de discrimination fondées sur la religion ou la conviction, mais surtout du Pacte international relatif aux droits civils et politiques (16 décembre 1966), sans compter un grand nombre d’instruments internationaux faisant partie du droit international humanitaire et conférant à l’ONU la responsabilité d’agir rapidement pour défendre Maaloula, sa population et son patrimoine. Il incombe également à l’ONU de prendre la défense des instruments susmentionnés, qui font partie de son système. »
Dans sa lettre ouverte, la Rencontre chrétienne demande au secrétaire général de faire figurer le sujet des persécutions et des agressions contre les populations chrétiennes au Moyen-Orient à l’ordre du jour de la prochaine Assemblée générale des Nations unies qui se tient dans les jours qui viennent. Le document revendique également « la formation d’un comité d’enquête internationale, chargé d’inspecter le terrain où ont lieu ces tragédies, à commencer par la localité de Maaloula en Syrie, afin d’établir les faits et d’assurer la protection morale et effective des personnes persécutées ». Il espère également l’adoption d’une déclaration présidentielle qui dénoncerait « les exactions contre les minorités et insisterait pour leur protection ».
Enfin, la Rencontre préconise que les sites historiques exceptionnels de Maaloula soient classés sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco.


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine
Qu'ils s'occupent plutôt des chrétiens libanais déplacés sur leur propre sol.... Qaa, Damour, Chouf, Aley, Jezzine, Baalbeck, Bekaa centrale et Ouest, Tyr, Maghdouché, environs de Saïda, villages frontaliers d’Israël etc. ! Äâl Määloula äâl ! Laklak quel cinéma....
06 h 46, le 19 septembre 2013