Pour l’occasion, une cérémonie a été organisée dans la matinée à la salle de conférences du Parlement en présence du président de la commission parlementaire de la Jeunesse et des Sports, Simon Abiramia, des députés Ali Osseirane et Marwan Farès, du directeur régional du PNUD au Liban, Luca Renda, ainsi que de représentants d’organisations internationales, d’ONG, de forums de jeunes et de certaines écoles et universités.
Dans l’allocution qu’il a prononcée pour l’occasion, M. Abiramia a mis en relief l’importance du rôle d’une « jeunesse engagée dans l’édification de l’avenir d’un pays et dans la consolidation de sa démocratie », avant de déplorer une régression, au Liban, de l’engagement politique des jeunes.
Mais, selon lui, le Parlement peut avoir un rôle fondamental pour dynamiser la participation des jeunes à la vie politique, à travers deux mesures principales. « La première se rapporte à l’élaboration d’une loi électorale qui reflète de manière authentique, non seulement la volonté populaire, mais celle des jeunes surtout. Compte tenu de la spécificité du cas libanais, nous estimons que la proportionnelle devrait être adoptée comme mode de scrutin, afin que chacun puisse faire entendre sa voix à travers les urnes », a indiqué M. Abiramia.
La deuxième mesure concerne, selon le député, « l’élaboration d’une loi moderne des partis, qui encourage le pluralisme au double plan national et partisan interne et qui contrôlerait le financement et les dépenses politiques qui limitent normalement la capacité des jeunes à s’engager dans une action politique efficace ainsi que le partenariat entre la base jeune et le commandement partisans ».
M. Abiramia a ensuite estimé que les députés « devraient surmonter leurs conflits ponctuels et œuvrer ensemble pour protéger la jeunesse libanaise au niveau économique et renforcer le marché du travail à travers une législation appropriée ». Il a proposé dans ce cadre l’amendement du décret loi relative à l’Office libanais de l’emploi « pour qu’il devienne un organisme régulateur du marché de l’emploi », ainsi que la protection de la main-d’œuvre libanaise en général et jeune en particulier « par le biais d’une série d’amendements législatifs de nature à mettre la main-d’œuvre étrangère hors compétition ». Cette dernière mesure est d’autant plus importante que « le Liban passe par une phase critique en raison de l’afflux continu de réfugiés syriens et de leur besoin de travailler », a-t-il observé.
Prenant à son tour la parole, Luca Renda a souligné l’engagement de l’ONU en faveur de la démocratie qui représente pour cette organisation « une des valeurs internationales fondamentales », avant de préciser que le PNUD a consacré au cours des dernières années, près de 1,5 million de dollars pour soutenir les opérations démocratiques dans le monde. « De ce fait, le PNUD, a-t-il ajouté, est l’une des principales parties qui assurent la coopération technique à la consolidation de la démocratie et de la bonne gouvernance dans le monde. » « La capacitation des Assemblées est ainsi un élément de base dans le processus de renforcement de la démocratie », a-t-il poursuivi, en rappelant que la coopération avec le Parlement libanais a commencé en 1999 dans le but d’apporter « un soutien technique aux commissions et à l’administration parlementaires, afin de consolider la législation, le contrôle et la représentation ». « Le programme, a encore expliqué M. Renda, vise à affermir davantage la relation entre le Parlement et la société civile, avec une insistance particulière sur le développement local, mentionné dans la déclaration ministérielle ».


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