Le milieu récupérateur de la Juventus a encore marqué des points lors du match éliminatoire face au Belarus. Franck Fife/AFP
Rami, Mangala, Debuchy, Gonalons, Kondogbia et les gardiens remplaçants Mandanda et Landreau n’ont pas eu le moindre temps de jeu.
Ils ont consolidé leurs places
Ribéry : le Munichois, pourtant diminué par une gêne qui l’avait privé d’entraînement depuis vendredi, a assumé son statut de patron technique avec brio : un doublé, une menace permanente par ses dribbles et ses initiatives et un rôle d’aboyeur mobilisateur et de grand frère clairement assumé.
Valbuena : ce n’était pas le meilleur Valbuena, mais il s’est montré décisif (passe pour le deuxième but de Ribéry) et inventif. Deschamps a renoué avec le 4-2-3-1 notamment pour le replacer à son poste de meneur de jeu, pour lequel Grenier devra patienter.
Matuidi : par ses ballons grattés, sa capacité à hacher la construction adverse et son endurance, le Parisien, pourtant pas au top en ce début de saison, n’a toujours pas d’égal en France.
Sagna : s’il est encore perfectible offensivement, ses deux matches très propres défensivement l’ont clairement détaché dans le mano a mano qu’il livre avec Debuchy.
Koscielny : il a rassuré le bloc défensif par ses interventions nettes et son placement. La référence derrière.
Ils ont marqué des points
Pogba : après 45 minutes timides, le milieu de 20 ans a été décisif mardi au cours d’une seconde période qui a laissé entrevoir son vrai niveau. Capé trois fois, il poursuit son installation dans le onze qui devrait être définitive s’il joue libéré. Par ailleurs loué par ses coéquipiers, comme Matuidi et Ribéry, ce qui n’est pas rien.
Nasri : son entrée en jeu au Belarus a correspondu à la séquence euphorique des Bleus et c’est lui qui leur permet de passer devant au score. Sa qualité technique en fait un titulaire en puissance sur le côté droit.
Ils ont perdu du crédit
Abidal : quelques étourderies ont plombé son retour à la compétition chez les Bleus, et le replaceront sous la menace de Varane dès que le jeune Madrilène sera totalement rétabli.
Évra et Clichy : jeu à somme nulle entre les deux latéraux mancuniens. Le premier a touché le fond en Géorgie, mais son discours dans le vestiaire à la pause de Belarus-France a pesé dans la réaction bleue. Le second a souffert, mais moins qu’Évra. Quoi qu’il en soit, aucun autre arrière gauche ne semble pouvoir les concurrencer.
Benzema : Deschamps n’avait pas eu un regard pour lui lors de son remplacement en Géorgie au bout d’une heure de jeu insipide. Une attitude qui en disait long, même si le sélectionneur s’en est défendu. Le joueur a ensuite été éjecté pour la première fois de l’ère Deschamps du onze de départ à Gomel, un petit événement. Les Bleus pourraient-ils bénéficier d’une réaction d’orgueil de sa part ?
Ils n’ont pas saisi leur chance
Giroud : il a disputé les deux matches en entier, signe de la confiance du sélectionneur, et a été à l’origine du penalty obtenu par Ribéry. Mais sans but et avec une seule occasion nette en deux matches, le bilan est maigre. D’autant que Giroud a peu combiné avec ses partenaires offensifs et s’est d’ailleurs fait tancer sur le terrain par Ribéry, excédé. Rien ne dit qu’il est passé devant Benzema sur le moyen terme.
Guilavogui : il n’a pas démérité en Géorgie mais n’a pas non plus ébloui, et reste dans l’ombre de Matuidi.
Sissoko : il n’a pas su faire le lien avec le secteur offensif à Tbilissi. Sa polyvalence en fait néanmoins un remplaçant utile.
Payet : celui qui avait peut-être été le meilleur Bleu lors de la piteuse tournée sud-américaine de juin n’a pas su confirmer et a perdu l’occasion de s’installer dans le couloir droit.
Gignac : son entrée quelconque en Géorgie n’a pas permis de troubler la hiérarchie des attaquants.


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