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Syrie : "J'ai vécu pendant cinq mois comme si j'avais été sur Mars", dit Quirico, journaliste libéré dimanche

L'envoyé spécial du quotidien italien La Stampa, Domenico Quirico, enlevé en avril et libéré dimanche en Syrie, doit être entendu lundi matin par la justice à Rome, a-t-on appris auprès des autorités.

 

Agé de 62 ans, le journaliste, arrivé aux environs de minuit à l'aéroport Cimapino de Rome, où il a été accueilli par la ministre italienne des affaires étrangères, Emma Bonino, est apparu fatigué, amaigri, mais en bonne santé, selon des images de la télévision italienne.

 

"J'ai vécu pendant cinq mois comme si j'avais été sur Mars : on ne m'a pas bien traité et j'ai eu peur", a-t-il déclaré à quelques uns de ses collègues après son atterrissage.

A la Stampa, qui se réjouissait en Une lundi matin du retour de son journaliste, la ministre a ajouté qu'en revanche, aucune nouvelle ne leur était parvenue d'un autre ressortissant italien, enlevé depuis juillet en Syrie, le père dall'Oglio.

"Les contacts sont pour l'instant rares et malheureusement beaucoup moins sûrs que pour M. Quirico. Mais cette heureuse nouvelle nous montre qu'il nous reste encore du travail, et qu'il nous faudra faire preuve de beaucoup de détermination, et sans doute, d'un peu de chance", a-t-elle souligné.

 

L'une des filles du journaliste, Metella, qui avait avec sa soeur Eleonora lancé en juin un appel vidéo émouvant, diffusé en plusieurs langues, dont l'arabe, où elles demandaient qu'on leur fournisse "toutes les informations pouvant permettre de le retrouver", a déclaré à l'agence Ansa être "émue et heureuse, et très impatiente de l'embrasser à nouveau".

 

La justice italienne a ouvert une enquête sur son enlèvement et doit entendre le journaliste dans la matinée.

Quand il a été enlevé en avril, après être entré en Syrie par le Liban sans visa délivré par les autorités syriennes, c'était la quatrième fois que Quirico se rendait en Syrie. Le journaliste a couvert des événements sur le continent africain, en Libye mais aussi au Soudan, au Darfour ou au Mali.

L'envoyé spécial du quotidien italien La Stampa, Domenico Quirico, enlevé en avril et libéré dimanche en Syrie, doit être entendu lundi matin par la justice à Rome, a-t-on appris auprès des autorités.
 
Agé de 62 ans, le journaliste, arrivé aux environs de minuit à l'aéroport Cimapino de Rome, où il a été accueilli par la ministre italienne des affaires étrangères, Emma Bonino, est apparu fatigué, amaigri, mais en bonne santé, selon des images de la télévision italienne.
 
"J'ai vécu pendant cinq mois comme si j'avais été sur Mars : on ne m'a pas bien traité et j'ai eu peur", a-t-il déclaré à quelques uns de ses collègues après son atterrissage.
A la Stampa, qui se réjouissait en Une lundi matin du retour de son journaliste, la ministre a ajouté qu'en revanche, aucune nouvelle ne leur était parvenue...