Des négociations israélo-palestiniennes pour maintenir le statu quo ?

Les principaux litiges

OLJ
09/09/2013
Les frontières d’un futur État palestinien, le sort de Jérusalem, la question des colonies juives, le droit au retour pour quelque 5 millions de réfugiés palestiniens, le contrôle des ressources en eau.
1) Frontières d’un État Palestinien.
Les Palestiniens exigent un retrait israélien de tous les territoires occupés depuis 1967, mais sont disposés à accepter des modifications frontalières mineures sur la base d’échanges de territoires équivalents avec Israël. Israël exclut catégoriquement un retour aux frontières d’avant 1967, mais est prêt à des retraits en Cisjordanie. Il entend annexer les blocs d’implantation où vit la grande majorité des 360 000 colons juifs, hors Jérusalem-Est. Les Palestiniens exigent le gel de la colonisation, qui compromet la continuité territoriale du futur État. Israël ne s’est pas engagé à geler la construction de colonies pendant les négociations – ce qui était une des demandes répétées des Palestiniens. En revanche, le gouvernement de Benjamin Netanyahu a accepté de libérer 104 prisonniers palestiniens arrêtés avant les accords d’Oslo en 1993. La position américaine reste celle d’un État palestinien qui suivrait les frontières de 1967, mais aucune indication n’a été donnée sur le fait qu’il s’agisse ou non des bases des discussions.
2) Le statut de Jérusalem.
Israël considère Jérusalem, y compris sa partie orientale, comme sa capitale « indivisible et éternelle » et se refuse à tout partage de la ville. Les Palestiniens veulent faire de Jérusalem-Est, dont l’annexion n’a jamais été reconnue par la communauté internationale et où vivent 280 000 Palestiniens et plus de 200 000 Israéliens, leur capitale. Israël insiste en particulier pour garder le contrôle du « Bassin sacré » comprenant la Vieille Ville, site de certains des principaux lieux saints des trois monothéismes (islam, judaïsme et christianisme). Les Palestiniens s’y opposent catégoriquement.
3) Le sort des réfugiés.
Il y a plus de cinq millions de réfugiés palestiniens enregistrés officiellement, en grande majorité des descendants des quelque 760 000 Palestiniens ayant fui ou été chassés de leur terre à la création d’Israël en 1948. Les Palestiniens exigent qu’Israël reconnaisse un droit au retour des réfugiés dans ses frontières, conformément à la résolution 194 de l’Assemblée générale de l’ONU. Mais en pratique, dans les pourparlers de paix, les négociateurs palestiniens ont exigé qu’Israël reconnaisse le « principe » de ce droit, et admette ainsi sa responsabilité, tout en affirmant que les modalités d’application seraient décidées d’un commun accord. Israël refuse catégoriquement l’application de ce « droit au retour ». Le Premier ministre Benjamin Netanyahu veut que les Palestiniens reconnaissent Israël « comme l’État du peuple juif » afin, selon lui, de garantir que la question des réfugiés sera résolue dans le cadre du futur État palestinien.
4) Le contrôle des ressources en eau.
Israël se réserve une grande partie des nappes phréatiques dans le sous-sol de la Cisjordanie. Les Palestiniens réclament un partage équitable.

(Source : AFP)

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