Le Conseil de sécurité libanais, réuni à la demande du président Michel Sleimane, a examiné la situation dans le pays à la "lumière des tensions nées des préparatifs d'une action militaire éventuelle (en Syrie) et des réactions régionales et internationales qui pourraient en découler", a indiqué dans un communiqué le service de presse de la présidence.
Le Conseil a pris connaissance des mesures prises par les chefs des différents services de sécurité "pour faire régner la paix civile, rassurer les citoyens, protéger les missions diplomatiques et lutter contre le terrorisme".
Outre le Premier ministre, le Conseil réunit les responsable des différents services de sécurité du pays.
Sa réunion intervient au moment où les Etats-Unis, soutenus par la France, tentent de lever une coalition pour mener une opération en Syrie, conçue comme une punition au régime pour son recours présumé aux armes chimiques le 21 août près de Damas, une attaque qui avait fait des centaines de morts parmi les civils, dont de nombreux enfants.
Le président syrien Bachar al-Assad a mis en garde lundi dans un entretien au Figaro contre le risque d'une "guerre régionale" en cas d'action militaire occidentale et menacé Paris de "répercussions négatives sur les intérêts de la France".
Ces menaces pourraient se traduire par des actions contre des ambassades ou des ressortissants français au Moyen-Orient, particulièrement au Liban, selon des experts, qui disent craindre également une réaction du Hezbollah chiite libanais et de son mentor iranien en cas de frappe en Syrie.
Le Liban s'évertue à conserver une position de neutralité face au conflit en Syrie, mais le pays est très profondément divisé, entre le Hezbollah et ses alliés qui soutiennent le président Assad et l'opposition qui soutient les rebelles syriens.
Le président libanais a appelé à maintes reprises le Hezbollah, qui participe aux combats sur le terrain, à se désengager de la Syrie.

