Jaques Rogge, le président du Comité international olympique. Le CIO pourrait prendre des sanctions contre la perchiste russe Yelena Isinbayeva après ses déclarations controversées soutenant une nouvelle loi plus restrictive sur l’homosexualité dans son pays, le mois dernier lors des Mondiaux d’athlétisme à Moscou. Daniel Garcia/AFP
L’athlète russe, deux fois championne olympique de sa discipline, s’était attiré des critiques après ses commentaires sur le sujet lors des Mondiaux d’athlétisme à Moscou en août.
« Nous nous considérons comme normaux, des gens ordinaires, nous vivons les garçons avec les filles et les filles avec les garçons... Cela fait partie de l’histoire », avait-elle dit interrogée sur la polémique provoquée par la promulgation d’une nouvelle loi dans son pays.
« J’espère que cela ne va pas gâcher les Jeux olympiques (d’hiver) de Sotchi » en février prochain, avait-elle ajouté.
Isinbayeva, qui est ambassadrice des Jeux de la jeunesse, participera également au relais de la flamme olympique et aura les fonctions de « maire » du village olympique pendant les compétitions.
Jaques Rogge, le président du CIO, a déclaré qu’il sera étudié « en temps voulu » si les propos de la perchiste imposent une sanction.
Rogge, qui doit quitter ses fonctions le 10 septembre, a exclu de demander des explications supplémentaires aux autorités russes.
« Nous avons reçu des assurances orales et écrites (de la part du gouvernement russe) », a-t-il dit. « Les Jeux vont se tenir dans un État souverain et le CIO ne peut pas compter avoir une influence dans les affaires d’un État souverain », a-t-il ajouté.
Les adversaires de la nouvelle législation font valoir qu’elle constitue une série de mesures répressives imposées par le président Vladimir Poutine réélu pour un troisième mandat en 2012.

