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Liban

Israël et les rebelles syriens nient toute implication dans l’attentat

L’attentat à la voiture piégée, qui a fait jeudi au moins 24 morts et près de 300 blessés dans la banlieue sud de Beyrouth, a remis le Liban sous le feu des projecteurs de la scène internationale, suscitant moult réactions et analyses. Hier, la principale composante de la rébellion luttant contre le régime syrien a affirmé qu’elle n’a rien à voir avec l’attentat qui a frappé le fief du Hezbollah, allié indéfectible du président Bachar el-Assad. « Nous, l’état-major de l’Armée syrienne libre (ASL), condamnons cet acte criminel qui a visé des civils », a indiqué Louay Moqdad, coordinateur politique et responsable de la communication au sein de l’ASL. L’attentat ayant été revendiqué par un groupuscule totalement inconnu portant un nom à connotation sunnite dans une vidéo qui n’a pas pu être authentifiée, Louay
Moqdad a indiqué que « les trois hommes cagoulés qui sont apparus dans la vidéo n’ont pas dit qu’ils étaient membres de l’ASL ni qu’ils prenaient part à la révolution syrienne ». Il a affirmé de même que c’est le Hezbollah qui assumait la responsabilité morale de l’attentat, en raison de son implication en Syrie.
Toujours du côté syrien, le journal gouvernemental Techrine a estimé dans son édition d’hier que « l’attentat aurait été exécuté par des professionnels ». « Les auteurs de l’attaque ont bénéficié de l’aide de collaborateurs pour surveiller la région avant de pouvoir exécuter leur plan à l’endroit visé », a écrit le journal, notant que « cet attentat n’aurait pu avoir lieu sans l’aide d’un service de renseignements important », évoquant des similarités avec les précédents attentats israéliens au Liban ou encore avec « les attaques des jihadistes d’el-Qaëda en Syrie ».

Le Conseil de sécurité
À l’échelle internationale, le Conseil de sécurité a « condamné fermement » l’attentat et a appelé les Libanais à « s’abstenir de toute implication dans la crise syrienne ». Dans une déclaration adoptée à l’unanimité, les 15 membres du Conseil ont « souligné la nécessité de poursuivre en justice les responsables » de ce qu’ils ont qualifié d’« acte odieux ».
Le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon avait « fermement condamné » jeudi l’attentat, demandant « instamment, dans cette période de vive tension, à tous les Libanais de rester unis, de se rassembler derrière les institutions de l’État, et de sauvegarder la sécurité et la stabilité du pays ».
Pour sa part, la chef de la diplomatie européenne, Catherine Ashton, a dénoncé dans un communiqué « l’explosion meurtrière du 15 août », exprimant « sa profonde sympathie au peuple libanais et aux familles des victimes », et réitérant « le soutien de l’UE aux efforts fournis pour préserver la stabilité et l’unité du Liban ».
L’attaque de Roueiss a aussi été commentée par le commandant de la Finul, le général Paolo Serra, qui a appelé, dans un entretien accordé hier à l’Agence nationale d’information, à l’identification et à la poursuite en justice des auteurs du crime. Le général Serra a condamné l’attaque, se disant profondément attristé. « La Finul se tient fermement auprès de ses hôtes libanais et ces instants critiques nous rendent plus déterminés que jamais à vouloir instaurer la paix et la sécurité dans le pays », a-t-il dit.
Le secrétaire général de la Ligue arabe, Nabil Arabi, avait pour sa part dénoncé l’attentat, jeudi, dans un communiqué, appelant les autorités libanaises à « faire prévaloir les intérêts nationaux et l’esprit d’unité nationale ».

Israël répond et prédit de nouvelles attaques
Du côté d’Israël, que le président Michel Sleiman avait accusé d’être derrière l’attentat de Roueiss, la réponse n’a pas tardé à être expédiée. Le président israélien Shimon Peres a en effet rejeté hier les allégations lancées par son homologue libanais. « Je suis surpris que le président libanais ait affirmé une nouvelle fois qu’Israël est responsable. Pourquoi regarde-t-il du côté d’Israël, alors que le Hezbollah brise les os du Liban et tue des gens en Syrie sans l’approbation du gouvernement libanais ? » a affirmé M. Peres, selon son porte-parole. « Israël n’a rien à voir avec la situation au Liban », a ajouté le président Peres.
Quelques heures plus tôt, un responsable sécuritaire israélien avait démenti l’implication de l’État hébreu dans l’attentat meurtrier de jeudi. « Le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, n’est plus considéré comme étant le protecteur du Liban en raison de son engagement en faveur du régime de Bachar el-Assad dans la guerre en Syrie », a affirmé ce responsable au site d’information Ynetnews.com, sous le couvert de l’anonymat. « Il est désormais perçu comme étant l’homme de Assad au Liban et il en paie le prix », a-t-il ajouté, tout en prédisant davantage d’attaques visant les intérêts du Hezbollah au Liban.
Par ailleurs, l’ambassade du Brésil à Beyrouth a présenté hier au peuple libanais et au gouvernement « les sincères condoléances du gouvernement brésilien à la suite de la perte de tant de vies innocentes et pour les souffrances causées par ce crime ignoble », se disant « profondément émue par l’événement tragique », et réitérant sa condamnation « de toute forme d’acte terroriste ».
L’attentat à la voiture piégée, qui a fait jeudi au moins 24 morts et près de 300 blessés dans la banlieue sud de Beyrouth, a remis le Liban sous le feu des projecteurs de la scène internationale, suscitant moult réactions et analyses. Hier, la principale composante de la rébellion luttant contre le régime syrien a affirmé qu’elle n’a rien à voir avec l’attentat qui a frappé le fief du Hezbollah, allié indéfectible du président Bachar el-Assad. « Nous, l’état-major de l’Armée syrienne libre (ASL), condamnons cet acte criminel qui a visé des civils », a indiqué Louay Moqdad, coordinateur politique et responsable de la communication au sein de l’ASL. L’attentat ayant été revendiqué par un groupuscule totalement inconnu portant un nom à connotation sunnite dans une vidéo qui n’a pas pu être...
commentaires (4)

Le Liban est pris en otage par des tarés de Dieu à la solde des représentants du mal. N'importe quel terroriste peut s'y infiltrer et se faire sauter n'importe où. Aujourd'hui plus que jamais. Merci qui ?

Robert Malek

10 h 52, le 18 août 2013

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Commentaires (4)

  • Le Liban est pris en otage par des tarés de Dieu à la solde des représentants du mal. N'importe quel terroriste peut s'y infiltrer et se faire sauter n'importe où. Aujourd'hui plus que jamais. Merci qui ?

    Robert Malek

    10 h 52, le 18 août 2013

  • Œil pour Œil et Dent pour Dent suite à Qoussaïr....

    Antoine-Serge KARAMAOUN

    16 h 40, le 17 août 2013

  • Faut pas chercher midi à qatorze heures , cet attentat est exécuté par les services secrêts bensaoudiques de bandar ben sultan sur ordre des yanky sur injonction d'israel , c'est comme ça que ça fonctionne depuis la nuit des temps. L'asl c'est du pipi de chat , on cherche à lui donné de l'importance pour le remettre en selle alors qu'il est tombé du cheval au profit des wahabosalafistes. Mais la partie n'est pas finie , l'Egypte va prendre le relais de la Syrie , un certain ver est entré dans un certain fruit défendu ...

    Jaber Kamel

    12 h 42, le 17 août 2013

  • mais arrêtez donc de raconter des conneries....la principale composante de la rébellion, l'ASL ?mais vous êtes en plein délire ou quoi?l'Asl ne pèse rien sur le terrain...même pas foutue de protéger ses propres membres et ses sympathisants...à la botte des islamistes, sinon couic...principale composante! qu'est ce qu'il ne faut pas lire!

    GEDEON Christian

    02 h 39, le 17 août 2013

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