Moqdad a indiqué que « les trois hommes cagoulés qui sont apparus dans la vidéo n’ont pas dit qu’ils étaient membres de l’ASL ni qu’ils prenaient part à la révolution syrienne ». Il a affirmé de même que c’est le Hezbollah qui assumait la responsabilité morale de l’attentat, en raison de son implication en Syrie.
Toujours du côté syrien, le journal gouvernemental Techrine a estimé dans son édition d’hier que « l’attentat aurait été exécuté par des professionnels ». « Les auteurs de l’attaque ont bénéficié de l’aide de collaborateurs pour surveiller la région avant de pouvoir exécuter leur plan à l’endroit visé », a écrit le journal, notant que « cet attentat n’aurait pu avoir lieu sans l’aide d’un service de renseignements important », évoquant des similarités avec les précédents attentats israéliens au Liban ou encore avec « les attaques des jihadistes d’el-Qaëda en Syrie ».
Le Conseil de sécurité
À l’échelle internationale, le Conseil de sécurité a « condamné fermement » l’attentat et a appelé les Libanais à « s’abstenir de toute implication dans la crise syrienne ». Dans une déclaration adoptée à l’unanimité, les 15 membres du Conseil ont « souligné la nécessité de poursuivre en justice les responsables » de ce qu’ils ont qualifié d’« acte odieux ».
Le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon avait « fermement condamné » jeudi l’attentat, demandant « instamment, dans cette période de vive tension, à tous les Libanais de rester unis, de se rassembler derrière les institutions de l’État, et de sauvegarder la sécurité et la stabilité du pays ».
Pour sa part, la chef de la diplomatie européenne, Catherine Ashton, a dénoncé dans un communiqué « l’explosion meurtrière du 15 août », exprimant « sa profonde sympathie au peuple libanais et aux familles des victimes », et réitérant « le soutien de l’UE aux efforts fournis pour préserver la stabilité et l’unité du Liban ».
L’attaque de Roueiss a aussi été commentée par le commandant de la Finul, le général Paolo Serra, qui a appelé, dans un entretien accordé hier à l’Agence nationale d’information, à l’identification et à la poursuite en justice des auteurs du crime. Le général Serra a condamné l’attaque, se disant profondément attristé. « La Finul se tient fermement auprès de ses hôtes libanais et ces instants critiques nous rendent plus déterminés que jamais à vouloir instaurer la paix et la sécurité dans le pays », a-t-il dit.
Le secrétaire général de la Ligue arabe, Nabil Arabi, avait pour sa part dénoncé l’attentat, jeudi, dans un communiqué, appelant les autorités libanaises à « faire prévaloir les intérêts nationaux et l’esprit d’unité nationale ».
Israël répond et prédit de nouvelles attaques
Du côté d’Israël, que le président Michel Sleiman avait accusé d’être derrière l’attentat de Roueiss, la réponse n’a pas tardé à être expédiée. Le président israélien Shimon Peres a en effet rejeté hier les allégations lancées par son homologue libanais. « Je suis surpris que le président libanais ait affirmé une nouvelle fois qu’Israël est responsable. Pourquoi regarde-t-il du côté d’Israël, alors que le Hezbollah brise les os du Liban et tue des gens en Syrie sans l’approbation du gouvernement libanais ? » a affirmé M. Peres, selon son porte-parole. « Israël n’a rien à voir avec la situation au Liban », a ajouté le président Peres.
Quelques heures plus tôt, un responsable sécuritaire israélien avait démenti l’implication de l’État hébreu dans l’attentat meurtrier de jeudi. « Le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, n’est plus considéré comme étant le protecteur du Liban en raison de son engagement en faveur du régime de Bachar el-Assad dans la guerre en Syrie », a affirmé ce responsable au site d’information Ynetnews.com, sous le couvert de l’anonymat. « Il est désormais perçu comme étant l’homme de Assad au Liban et il en paie le prix », a-t-il ajouté, tout en prédisant davantage d’attaques visant les intérêts du Hezbollah au Liban.
Par ailleurs, l’ambassade du Brésil à Beyrouth a présenté hier au peuple libanais et au gouvernement « les sincères condoléances du gouvernement brésilien à la suite de la perte de tant de vies innocentes et pour les souffrances causées par ce crime ignoble », se disant « profondément émue par l’événement tragique », et réitérant sa condamnation « de toute forme d’acte terroriste ».


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Le Liban est pris en otage par des tarés de Dieu à la solde des représentants du mal. N'importe quel terroriste peut s'y infiltrer et se faire sauter n'importe où. Aujourd'hui plus que jamais. Merci qui ?
10 h 52, le 18 août 2013