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Liban

L’attentat condamné à l’unisson par toute la classe politique

L’odieux attentat à l’explosif perpétré jeudi à Roueiss, dans la banlieue sud de Beyrouth, a suscité des réactions indignées dans tous les milieux politiques du pays, des deux côtés de la ligne de clivage.
Marwan Hamadé, député du Chouf, a souligné que « l’odieux attentat a réellement frappé tout le Liban qui s’efforce de rester à l’écart des périls et des défis qui l’entourent, et menacent son unité, son entité et ses institutions légales ».
« Nous espérons que le sang de nos frères martyrs incitera tous les Libanais, responsables, partis et individus, à se donner la main pour se lancer ensemble dans un projet de salut de la patrie », a ajouté M. Hamadé. Pour lui, ce projet passe par la formation
d’« un gouvernement d’intérêt national capable et à l’écart des barricades traditionnelles ».
Le ministre sortant de l’Information, Walid Daouk, s’est élevé contre « un attentat lâche qui entre dans le cadre d’un complot satanique visant la sécurité et la stabilité dans tout le Liban ».
Boutros Harb, député de Batroun, s’est déchaîné contre les réactions « bestiales » de « certaines personnes haineuses » qui s’étaient réjouies de l’attentat.
« Je ressens de la honte et du dégoût en voyant ces réactions inhumaines et antipatriotiques », a lancé M. Harb.
Nawwar Sahili, député du Hezbollah, a affirmé que l’attentat ne visait que les civils, la zone ciblée étant « résidentielle ». « Nous ne voulons accuser personne, mais nous estimons que toutes les éventualités sont à prendre en compte », a-t-il dit, assurant que « le public de la résistance ne sera pas mis à genoux ».
C’est aussi l’opinion exprimée par son collègue, le ministre sortant de l’Agriculture, Hussein Hajj Hassan, pour lequel cette attaque « n’affectera pas la politique du Hezbollah ».
Du côté du courant du Futur, Bahia Hariri, députée de Saïda, a souhaité que « ce pays qui souffre connaisse enfin la sécurité et la paix ». Son collègue Atef Majdalani, député de Beyrouth, a souligné pour sa part que ce « crime lâche » devrait « fournir l’occasion aux Libanais de s’unir ». « Le resserrement de nos rangs est de nature à sauver le pays de ce qui se trame contre lui du fait de l’entrée de certaines parties dans la guerre en Syrie de façon directe », a-t-il ajouté.
Antoine Zahra, député FL de Batroun, a relevé que « le Hezbollah, bien qu’étant paré sur le plan sécuritaire, commence à être pris pour cible ». « Il en résulte que le conflit syrien se transpose quasiment au Liban », a-t-il estimé. Selon lui, « le traitement passe par le retour de tout le monde dans le giron de l’État, car l’expérience a démontré que la sécurité autonome n’a jamais été une alternative viable à l’État libanais ».
Alain Aoun, député de Baabda et membre du bloc du Changement et de la Réforme, a estimé quant à lui que le choix de la banlieue sud de Beyrouth comme lieu de l’attentat « n’est pas l’effet du hasard et revêt un caractère symbolique ». Selon lui, « on cherche à transposer le conflit (syrien) sur la scène libanaise ».
« Nous devons nous asseoir à la même table (de dialogue) pour nous protéger nous-mêmes et pour signifier à ceux qui tentent de frapper le Liban que nous ne nous laisserons pas, nous Libanais, entraîner dans la guerre civile », a-t-il dit.
Robert Ghanem, député de la Békaa-Ouest et chef de la commission parlementaire de l’Administration et de la Justice, a estimé que « le complot visant le Liban se poursuit ».
« Ce qui a frappé la banlieue sud et qui peut frapper n’importe quel organe du corps national frappe en fin de compte tout le Liban », a ajouté M. Ghanem. Il a souhaité que « ce crime terroriste incite toutes les parties à réviser leurs positions qui ont conduit à la poursuite du complot ».
Henry Hélou, député de Baabda, a souligné qu’il « n’est plus permis, désormais, de permettre la persistance des divisions qui laissent le pays à découvert ».
Le Tachnag a pour sa part vu dans l’attentat une nouvelle tentative d’entraîner le pays vers la guerre civile. « Nous devons tous aujourd’hui nous rendre compte de la gravité des périls qui nous attendent », souligne un communiqué publié par ce parti
Imad el-Hout, député de la Jamaa islamiya, s’est félicité des condamnations unanimes de l’attentat et a souligné que « toutes les régions et toutes les catégories de la population libanaise sont visées ».
« Le danger menace tout le monde », a ajouté M. Hout. Pour lui, « c’est la raison pour laquelle il faudrait un accord sur trois points essentiels : le dialogue entre tous les Libanais sans exception sous l’égide du président de la République ; la nécessité de faciliter la mise en place d’un gouvernement à l’écart des désaccords politiques et faisant de la sécurité sa priorité ; et l’unification des instances sécuritaires pour empêcher l’infiltration des éléments terroristes ».
Les barreaux de Beyrouth et de Tripoli, la Ligue maronite et le président de l’ordre des journalistes, Élias Aoun, ont ajouté leurs voix au concert de condamnations. Pour un communiqué de la Ligue, l’attentat est « un acte terroriste grave qui menace les fondements de la stabilité et de la paix civile au Liban ».
L’odieux attentat à l’explosif perpétré jeudi à Roueiss, dans la banlieue sud de Beyrouth, a suscité des réactions indignées dans tous les milieux politiques du pays, des deux côtés de la ligne de clivage.Marwan Hamadé, député du Chouf, a souligné que « l’odieux attentat a réellement frappé tout le Liban qui s’efforce de rester à l’écart des périls et des défis qui l’entourent, et menacent son unité, son entité et ses institutions légales ».« Nous espérons que le sang de nos frères martyrs incitera tous les Libanais, responsables, partis et individus, à se donner la main pour se lancer ensemble dans un projet de salut de la patrie », a ajouté M. Hamadé. Pour lui, ce projet passe par la formation d’« un gouvernement d’intérêt national capable et à l’écart des barricades...
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