Le président du Parlement, Nabih Berry, a déploré jeudi le vide institutionnel qui règne au Liban, estimant que le pays ressemble aujourd'hui à "un quartier où chacun vit pour soi" et où aucune partie n'oeuvre pour trouver des solutions nationales.
Dans une interview au magazine al-Chiraa publiée demain vendredi, M. Berry estime que certaines parties mènent une guerre mafieuse politique et sécuritaire contre l'unité du Liban. Le chef du Législatif a également appelé tous les protagonistes libanais à "ne pas miser sur une formule de vainqueur et de vaincu, que ce soit en Syrie ou au Liban", estimant que cela n'aboutira à aucun résultat. Selon M. Berry, le seul pari juste est une entente entre l'Arabie saoudite et l'Iran.
Dans ce contexte, Nabih Berry a mis en garde contre les répercussions du conflit syrien sur le Liban, rappelant que la déclaration de Baabda, "toujours valable", a été adoptée pour minimiser l'impact de cette crise sur les Libanais. Le chef du Législatif a par ailleurs indiqué ne pas voir une fin proche au conflit syrien à partir d'une solution politique, et mis en garde contre "une guerre qui se poursuivra jusqu'au dernier Syrien."
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