"La semaine dernière, au moins 72 hommes syriens, dont neuf garçons, ont été arrêtés à des barrages sur des routes principales du Caire. Plusieurs de ceux qui ont été arrêtés étaient en possession de visas ou de permis de séjour en cours de validité", a affirmé dans un communiqué la Coalition, qui est reconnue comme représentante légitime du peuple syrien par plus d'une centaine d'États et organisations.
Dans son communiqué, elle a par ailleurs demandé "aux citoyens syriens résidant en Egypte de se conformer pleinement aux lois et de se tenir à l'écart des lieux de manifestations et de sit-in".
Vendredi, le Haut-Commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR) avait indiqué avoir connaissance de 85 Syriens, dont neuf enfants, détenus en Egypte et s'était dit "préoccupé" par ces incarcérations "arbitraires".
La porte-parole du HCR, Melissa Fleming, avait attribué ces arrestations à une vague de xénophobie, alimentée notamment par des médias égyptiens qui accusent les Syriens d'avoir participé "par centaines" aux manifestations pro-Morsi.
Mohamed Morsi, président égyptien destitué par l'armée le 3 juillet après des manifestations massives, appartient aux Frères musulmans, confrérie dominante au sein de l'opposition syrienne.
Le Caire a par ailleurs imposé le 8 juillet un visa aux Syriens. Depuis, au moins 476 d'entre eux ont été expulsés ou se sont vu refuser d'entrer en Egypte.
"La Coalition appelle les autorités égyptiennes à ne pas expulser les Syriens vivant en Egypte (...) et les nations arabes à se rappeler les souffrances des Syriens à l'intérieur et à l'extérieur" de leur pays où plus de 100.000 personnes ont été tuées depuis mars 2011, ajoute le communiqué de la Coalition.

