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Liban

Modeste mais belle présence des chrétiens orientaux, à l’ouverture des JMJ

Message principal lancé par les animateurs : le Christ est vivant, l’Église est jeune. En 2000 ans, la vérité n’a pas pris une ride.
Sous un ciel gris, la fameuse plage de Copacabana était noire, hier, mais de pèlerins. Plus d’un million et demi, selon les organisateurs. Ils se sont retrouvés là, ruisselant des rues qui débouchent sur la corniche, convergeant vers un podium géant blanc sur lequel se dresse un autel.
Sur le boulevard longeant la plage s’étalait le spectacle bon enfant auquel on peut s’attendre dans des circonstances pareilles. Les pèlerins aux couleurs bariolées, souvent en groupe et enchaînés par la main, pour ne pas se perdre ; les vendeurs de rues proposant parapluies, boissons, chapelets et tee-shirts ; des buvettes et dinettes ; des volleyeurs sur le sable ; des sportifs faisant imperturbablement leur jogging habituel ; les volontaires et agents de sécurité surveillant le va-et-vient. L’organisation des JMJ est, de ce point de vue, parfaite.
Au hasard des rencontres, nous croisons une délégation de chrétiens d’Irak, qui sont à Rio au nombre de 180 environ, et faisant tout, comme tout le monde, pour se faire remarquer.

Pluies intermittentes
Il faisait venteux hier, à Rio, et des pluies intermittentes ont balayé le paysage et trempé les pèlerins, avant et après la nuit tombée. En général, cependant, il s’agissait d’une bruine supportable, et même agréable pour quelqu’un sortant de la fournaise de Beyrouth.
Assez loin du podium, deux modestes drapeaux flottant au vent, perdus dans la foule debout, signalaient la présence de la délégation libanaise. Les deux évêques libanais accompagnant la délégation du Conseil pour l’apostolat des laïcs, Georges Abou Jaoudé et Georges Bacouni, eux, ont concélébré la messe avec l’archevêque de Rio de Janeiro, sur le podium surélevé. Ils ont donc eu, plus que d’autres, leur part d’intempéries.
La foule avait été surchauffée – et un peu lassée, il faut dire –, avant la cérémonie religieuse proprement dite, par un concert de chants entraînants mais bruyants et, pour une oreille étrangère, pas toujours mélodieux. Seul moment de bonheur et de prière, malgré tout : un chapelet récité en cinq langues.
Autre rencontre inattendue, hier, celle de l’archimandrite grec-orthodoxe de Damas Aghnatios el-Sayegh, en compagnie de deux autres évêques, brésilien de sa communauté et d’un laïc, assistant à la messe dans l’enceinte réservée au clergé. Des délégations égyptienne, palestinienne et syrienne sont également présentes, mais leurs drapeaux sont sans doute noyés dans les centaines de bannières flottant au vent. Les chrétiens orientaux n’occupent pas leur véritable place aux JMJ du Brésil.

Une Église jeune
L’ouverture des JMJ (23-28 juillet), très soignée, sans être tape-à-l’œil, comprenait notamment une projection du globe terrestre sur les espaces-écrans géants d’un très bel effet. Le message principal lancé par les animateurs : le Christ est vivant, l’Église est jeune. En 2000 ans, la vérité n’a pas pris une ride.
Aujourd’hui, pour les arabophones, commence une série de trois catéchèses, dont l’une se tient dans l’enceinte de la paroisse Notre-Dame du Liban, à Rio. Elles seront données par les deux évêques libanais sur place, ainsi que par l’évêque latin de Jérusalem, et suivies de messes. Le reste de la journée sera libre, avec la possibilité d’assister à des activités d’ordre culturel, religieux ou même environnemental. Le rendez-vous avec le pape est pour plus tard.
Sous un ciel gris, la fameuse plage de Copacabana était noire, hier, mais de pèlerins. Plus d’un million et demi, selon les organisateurs. Ils se sont retrouvés là, ruisselant des rues qui débouchent sur la corniche, convergeant vers un podium géant blanc sur lequel se dresse un autel.Sur le boulevard longeant la plage s’étalait le spectacle bon enfant auquel on peut s’attendre dans des circonstances pareilles. Les pèlerins aux couleurs bariolées, souvent en groupe et enchaînés par la main, pour ne pas se perdre ; les vendeurs de rues proposant parapluies, boissons, chapelets et tee-shirts ; des buvettes et dinettes ; des volleyeurs sur le sable ; des sportifs faisant imperturbablement leur jogging habituel ; les volontaires et agents de sécurité surveillant le va-et-vient. L’organisation des JMJ est, de ce point de...
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