Michel Aoun s’exprimant hier à l’issue de la réunion de son bloc parlementaire. Photo Charbel Nakhoul
Pour le chef du Courant patriotique libanais, Michel Aoun, une telle décision « est en contradiction avec la Charte des Nations unies qui prévoit le droit des peuples à libérer leur territoire et le droit légitime à l’autodéfense ».
Le général Aoun a estimé que le Liban est aujourd’hui exposé à trois « types d’agressions israéliennes continues » : l’occupation d’une partie de son territoire, le problème des réfugiés palestiniens et les violations israéliennes continues de sa souveraineté.
« Nous aurions souhaité que l’UE nous soutienne dans notre droit à récupérer notre territoire, qu’elle soutienne également les Palestiniens dans leur droit de retour, et non qu’elle accuse la résistance de terrorisme en se fondant sur des allégations mensongères », a-t-il dit, précisant que l’Argentine « a démenti l’implication du Hezbollah » dans l’incident qui s’est produit sur son territoire, avant de rappeler que le ministre bulgare des Affaires étrangères avait relevé que le rôle du Hezbollah dans l’attentat de Bourgas n’est pas prouvé.
Œuvrant à minimiser la portée d’une telle décision, le député du même bloc, Nabil Nicolas, a affirmé qu’ « elle n’a aucune valeur réelle », sauf un « impact moral sur la réputation du Liban à l’étranger », a-t-il précisé, avant d’accuser les forces du 14 Mars d’avoir soutenu cette initiative.
La position du Hezbollah a été formulée par le responsable du parti à la Békaa, Mohammad Yaghi, qui a souligné que cette décision, « sans valeur juridique aucune, ne nous affectera aucunement ». « Que ceux qui misent sur le fait que nous allons reconsidérer notre engagement jihadiste, qu’il soit militaire ou autre, se détrompent », a-t-il martelé, laissant entendre que les convictions que défendent les membres du parti chiite sont immuables.
« En 1983, nous avons déjà été placés sur la liste des organisations terroristes. À cette époque, nous leur avions dit : faites comme il vous sied. Aujourd’hui, nous réitérons les mêmes propos », a conclu le responsable.
Pour le mouvement Amal, cette décision est à la fois « un assujettissement à la volonté israélienne », « une punition collective » et « une initiative chauviniste », prise sur la base d’« accusations infondées ».
« Le véritable terrorisme est l’œuvre des sionistes qui nous l’ont imposé en 1948, lorsque l’Europe a enraciné l’entité israélienne en territoire palestinien », a répliqué le vice-président du Conseil supérieur chiite, cheikh Abdel Amir Kabalan.
L’ancien directeur de la Sûreté, le général Jamil Sayyed, a estimé que la décision européenne, « qui n’a surpris personne », exprime « une méconnaissance de la réalité libanaise ».
Il s’agit, enchaîne le parti Baas dans un communiqué, d’une décision prise « sous le parrainage des États-Unis après une exhortation directe des États arabes réactionnaires ».


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DIVAGATION QUI ÉLOIGNE AU LIEU DE FAIRE AVANCER VERS LA " TANT RÊVÉE CHAISE " !
09 h 31, le 24 juillet 2013