L’avocat Anatoli Koutcherena s’est engagé à apporter son aide juridique à l’informaticien US. Tatyana Makayeva/Reuters
Dans une interview samedi, le journaliste américain, qui avait publié les premières révélations de M. Snowden, a d’ailleurs affirmé que l’ancien consultant du renseignement américain détenait « une quantité énorme de documents » dont la publication éventuelle causerait encore plus de dommages aux États-Unis. « Snowden a suffisamment d’informations pour causer en une minute plus de dommages qu’aucune autre personne n’a jamais pu le faire dans l’histoire des États-Unis », a assuré Glenn Greenwald dans cette interview publiée par le quotidien argentin La Nacion. « L’administration américaine doit prier chaque jour que rien n’arrive à Snowden, car s’il lui arrive quelque chose, toutes les informations seront rendues publiques, et alors, cela sera son pire cauchemar (...) toutefois, ce n’est pas l’intention de Snowden », a assuré M. Greenwald.
Entretien Obama-Poutine
Le jeune Américain avait demandé au début de la semaine dernière l’asile politique à une vingtaine de pays, dont la Russie. Mais il était revenu sur sa demande auprès de Moscou après que M. Poutine eut posé comme condition que cet ancien consultant de la CIA cesse ses révélations sur le programme de surveillance électronique américain. Plusieurs participants à la rencontre à l’aéroport ont déclaré qu’il était désormais prêt à accepter cette condition. Après cette réunion, le président américain Barack Obama, qui doit se rendre en Russie en septembre, a appelé son homologue russe Vladimir Poutine « pour discuter, entre autres, de la situation au sujet de Snowden », a indiqué samedi le Kremlin. Vendredi, la Maison-Blanche avait déjà invité la Russie à ne pas « offrir une tribune de propagande » à Edward Snowden, en l’autorisant à rester sur son territoire. Mais plusieurs proches du président russe ont d’ores et déjà fait état de leur soutien à une telle demande. Ainsi, le président de la Douma (Chambre basse du Parlement), Sergueï Narychkine, a déclaré que Moscou devait accueillir ce « défenseur des droits de l’homme agissant pour des millions de gens dans le monde entier ». Le célèbre avocat Anatoli Koutcherena, membre de la Chambre civile, un organe consultatif proche du Kremlin, qui a rencontré M. Snowden à Moscou, s’est pour sa part engagé à apporter son aide juridique à l’informaticien. « Je vais l’aider à s’orienter dans les subtilités de la législation russe », a déclaré Me Koutcherena sur la chaîne de télévision publique Vesti 24. « Je lui fais absolument confiance (...). Il faut soutenir un tel homme », a-t-il poursuivi. Selon lui, la procédure en vue de l’obtention de l’asile pourrait durer « entre deux à trois semaines (...) Il faut soumettre une demande au service des Migrations, elle est ensuite examinée par une commission auprès du président chargée des questions de citoyenneté. Si la commission rend une décision positive, le chef de l’État signe un décret en ce sens », a expliqué l’avocat.
(Sources : agences)

