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Snowden, cette épine dans le pied de Poutine... - Renseignements

« Ces informations, si elles venaient à être divulguées, seraient le pire cauchemar pour les USA »

Snowden posséderait des quantités de documents extrêmement dangereux pour son gouvernement.

L’avocat Anatoli Koutcherena s’est engagé à apporter son aide juridique à l’informaticien US. Tatyana Makayeva/Reuters

L’ex-consultant du renseignement américain Edward Snowden était toujours bloqué hier, et ce depuis trois semaines, dans la zone de transit d’un aéroport de Moscou, où il a rencontré vendredi des avocats et des représentants de la société civile. Au cours de cette rencontre, il a annoncé qu’il souhaitait demander l’asile politique à la Russie, en attendant de pouvoir se rendre en Amérique latine, où le Venezuela, la Bolivie et le Nicaragua se sont dit prêts à l’accueillir. Mais malgré cette annonce, les autorités russes étaient toujours dans l’attente hier d’une demande d’asile officielle de la part de M. Snowden. « Pour l’instant, nous n’avons pas connaissance » d’une telle demande, a déclaré Dmitri Peskov, le porte-parole du Kremlin, à l’agence de presse Interfax. Si une telle demande était acceptée, cela risquerait d’envenimer davantage les relations, déjà tendues, avec les États-Unis, qui ont multiplié les pressions sur les autorités russes.
Dans une interview samedi, le journaliste américain, qui avait publié les premières révélations de M. Snowden, a d’ailleurs affirmé que l’ancien consultant du renseignement américain détenait « une quantité énorme de documents » dont la publication éventuelle causerait encore plus de dommages aux États-Unis. « Snowden a suffisamment d’informations pour causer en une minute plus de dommages qu’aucune autre personne n’a jamais pu le faire dans l’histoire des États-Unis », a assuré Glenn Greenwald dans cette interview publiée par le quotidien argentin La Nacion. « L’administration américaine doit prier chaque jour que rien n’arrive à Snowden, car s’il lui arrive quelque chose, toutes les informations seront rendues publiques, et alors, cela sera son pire cauchemar (...) toutefois, ce n’est pas l’intention de Snowden », a assuré M. Greenwald.

Entretien Obama-Poutine
Le jeune Américain avait demandé au début de la semaine dernière l’asile politique à une vingtaine de pays, dont la Russie. Mais il était revenu sur sa demande auprès de Moscou après que M. Poutine eut posé comme condition que cet ancien consultant de la CIA cesse ses révélations sur le programme de surveillance électronique américain. Plusieurs participants à la rencontre à l’aéroport ont déclaré qu’il était désormais prêt à accepter cette condition. Après cette réunion, le président américain Barack Obama, qui doit se rendre en Russie en septembre, a appelé son homologue russe Vladimir Poutine « pour discuter, entre autres, de la situation au sujet de Snowden », a indiqué samedi le Kremlin. Vendredi, la Maison-Blanche avait déjà invité la Russie à ne pas « offrir une tribune de propagande » à Edward Snowden, en l’autorisant à rester sur son territoire. Mais plusieurs proches du président russe ont d’ores et déjà fait état de leur soutien à une telle demande. Ainsi, le président de la Douma (Chambre basse du Parlement), Sergueï Narychkine, a déclaré que Moscou devait accueillir ce « défenseur des droits de l’homme agissant pour des millions de gens dans le monde entier ». Le célèbre avocat Anatoli Koutcherena, membre de la Chambre civile, un organe consultatif proche du Kremlin, qui a rencontré M. Snowden à Moscou, s’est pour sa part engagé à apporter son aide juridique à l’informaticien. « Je vais l’aider à s’orienter dans les subtilités de la législation russe », a déclaré Me Koutcherena sur la chaîne de télévision publique Vesti 24. « Je lui fais absolument confiance (...). Il faut soutenir un tel homme », a-t-il poursuivi. Selon lui, la procédure en vue de l’obtention de l’asile pourrait durer « entre deux à trois semaines (...) Il faut soumettre une demande au service des Migrations, elle est ensuite examinée par une commission auprès du président chargée des questions de citoyenneté. Si la commission rend une décision positive, le chef de l’État signe un décret en ce sens », a expliqué l’avocat.
(Sources : agences)
L’ex-consultant du renseignement américain Edward Snowden était toujours bloqué hier, et ce depuis trois semaines, dans la zone de transit d’un aéroport de Moscou, où il a rencontré vendredi des avocats et des représentants de la société civile. Au cours de cette rencontre, il a annoncé qu’il souhaitait demander l’asile politique à la Russie, en attendant de pouvoir se rendre en Amérique latine, où le Venezuela, la Bolivie et le Nicaragua se sont dit prêts à l’accueillir. Mais malgré cette annonce, les autorités russes étaient toujours dans l’attente hier d’une demande d’asile officielle de la part de M. Snowden. « Pour l’instant, nous n’avons pas connaissance » d’une telle demande, a déclaré Dmitri Peskov, le porte-parole du Kremlin, à l’agence de presse Interfax. Si une telle demande...