Le coordonnateur spécial des Nations unies, Derek Plumbly, a lui aussi condamné l’attentat et souhaité un prompt rétablissement aux blessés. « Ces actes lâches de violence, qui visent à déstabiliser le pays et répandre la peur parmi la population, sont totalement inacceptables. Les dirigeants libanais et les partis politiques doivent se mobiliser contre ces menaces à la sécurité et à la stabilité de leur pays, et œuvrer pour renforcer le rôle des institutions de l’État », a noté M. Plumbly, appelant à une enquête approfondie sur l’incident et à ce que les coupables soient traduits en justice au plus vite.
L’Union européenne a pour sa part condamné « avec force » l’attentat, appelant les Libanais à s’unir pour « préserver la paix et la stabilité » de leur pays. « Cet acte de violence épouvantable souligne la nécessité pour l’ensemble des Libanais de maintenir leur unité nationale et d’agir activement pour préserver la paix, la sécurité et la stabilité du Liban », a déclaré Michael Mann, porte-parole de la chef de la diplomatie européenne, Catherine Ashton. « L’attaque doit faire l’objet d’une enquête et les auteurs doivent être poursuivis », selon lui.
Le Hamas et l’OLP ont également condamné l’attentat « contre la paix civile », appelant à l’unité et mettant en garde « contre la discorde, qui ne sert que l’ennemi israélien ».
Quant au ministre israélien de la Défense Moshe Yaalon, il a affirmé qu’Israël n’était pas impliqué dans l’attentat, qui résulte, selon lui, de la « lutte entre chiites et sunnites ». « Nous constatons que la guerre en Syrie s’étend au Liban. (...) Il s’agit d’une lutte entre chiites et sunnites. Nous observons, mais n’intervenons pas », a assuré M. Yaalon, cité par les médias.


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