Soulignant que le vide « menace sérieusement » l’armée et le conseil militaire « et risque d’atteindre la présidence de la République l’an prochain », les Kataëb ont appelé à une intensification des contacts avant la réunion parlementaire – très contestée – prévue pour les 16, 17 et 18 juillet, « afin de contenir la crise que sa convocation a suscitée », à un moment où le gouvernement est démissionnaire. Dans ce cadre, ils ont jugé que la priorité devrait être accordée à la formation d’un gouvernement, celle-ci étant, à leurs yeux, une des solutions possibles au règlement du conflit autour des prérogatives du législatif et de l’exécutif.
Dans le même temps, les Kataëb ont réclamé « la mise en place d’un plan de salut urgent pour combler la vacance aux postes sensibles au sein de l’État, notamment à la tête de l’armée ». Ils ont appelé toutes les parties à « s’entendre à titre exceptionnel pour reculer l’âge de la retraite du commandant en chef de l’armée et des membres du conseil militaire, pour une seule fois et à titre exceptionnel », en relevant que cette mesure est « commandée par les conditions graves de sécurité dans le pays et aux frontières ».
Les Kataëb ont ensuite invité les autorités à suivre de près les agissements du régime syrien « qui procède à une délimitation unilatérale des frontières dans le secteur de Macharih el-Qaa, à l’est du Hermel ». « Il s’agit d’une mainmise en bonne et due forme sur la région, en l’absence de tout contrôle au niveau officiel libanais et d’un nouvel exemple de violation syrienne de la souveraineté libanaise », a averti M. Gemayel.


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