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Football - Équipe du Liban

Giuseppe Giannini succéderait à Bücker à la tête de la sélection nationale

On se demande parfois où le président de la Fédération libanaise de football va dénicher les entraîneurs ou footballeurs à qui il confie les rênes de la sélection nationale des seniors...

Giannini, malgré un parcours de joueur assez éloquent, n’a rien prouvé jusqu’à présent en tant qu’entraîneur... Que viendrait-il faire alors à la tête de l’équipe nationale ?

Ce sujet reste toujours un mystère tant les membres de la fédération, avec à la leur tête le très vénérable Hachem Haïdar, cachent bien leur coup, engagent les négociations (s’il y en a) dans le noir et nous sortent finalement de leur besace le sélectionneur sur qui le choix est tombé et qui, malheureusement pour eux (mais surtout pour nous...), est la plupart du temps ou toujours mauvais (comme le démontrent les résultats du Liban d’ailleurs)...
Le Liban est peut-être le seul pays au monde où personne à l’exception de quelques initiés n’est au courant des tractations que la fédération mène, et où il n’y a pas spéculations sur les candidats en lice... Rien, seulement un silence radio assez pesant jusqu’à ce qu’un des sbires de M. Haïdar daigne lâcher le nom de l’heureux élu...
Après Bücker, dont la carrière de joueur puis d’entraîneur n’a pas été des plus heureuses, Hachem Haïdar aurait sorti de son chapeau un ex-joueur international italien, Giuseppe Giannini, pour entraîner l’équipe A libanaise (ce n’est pas encore tout à fait certain, mais cela reste quand même du plausible et possible).

Un parcours indigne d’une sélection nationale
Auteur d’un palmarès plus qu’honorable en tant que footballeur, Giannini, né en 1964, a été fidèle durant presque toute sa carrière à l’AS Roma, club avec lequel il a remporté un Scudetto (1983), trois Coupes d’Italie (1984, 1986 et 1991), avant de rejoindre le club autrichien de Sturm Graz pour une seule saison (1996-1997) et de remporter au passage la Coupe d’Autriche.
Mieux, Giannini affiche 47 sélections avec la Squadra Azzura. Il a disputé la Coupe du monde 1990 à l’issue de laquelle il a remporté la médaille de bronze après avoir échoué sur le fil en demi-finale face à l’Argentine de Maradona.
À première vue, rien que du bonheur donc... Un international Italien, un vrai, chez nous à Beyrouth. Que veut-on, diantre, de plus pour vivre désormais dans la joie...
Mais en y regardant de plus près, on déchante rapidement, car après avoir raccroché les crampons, Giannini s’est reconverti dans le métier d’entraîneur, et c’est là que le bât blesse... Jugez-en plutôt d’après les clubs dont il a chauffé les bancs : Foggia (qui évoluait à l’époque en 2004 en série C italienne ou l’équivalent de la troisième division), Sambenedettese (toujours la troisième division), FC Arges Pitesti (club roumain dans lequel il ne laissera pas une trace indélébile avec une victoire et neuf défaites(!) en dix rencontres disputées avant d’être sèchement remercié), Massese (série C), Gallipoli (qu’il réussira à faire monter de troisième en deuxième division italienne), Hellas Verone (série C encore et encore), et finalement US Grosseto FC où il a été limogé après six rencontres...
Un parcours qui frise le ridicule, avec un bilan global de 140 rencontres sur le banc de différends clubs pour seulement 49 victoires, et c’est sur lui qu’est tombé le choix de M. Haïdar pour succéder à Bücker, ce dernier n’ayant pas demandé son reste avant de ranger ses cliques et ses claques aussitôt son contrat arrivé à terme, n’ayant pas pu résister aux dollars d’une anonyme équipe d’Arabie saoudite, au nom bien sûr du sacro-saint défi sportif alléchant qui l’attend dans le désert (de toute façon, on ne le regrettera pas trop celui-là...).
Quel plus pourra nous apporter M. Giannini, on se le demande encore... Parcours peu reluisant en tant qu’entraîneur avec une expérience qui ne va pas plus loin que la série C italienne, excepté deux petites escapades en série B ou en 1re division roumaine et qui se sont d’ailleurs terminées en queue de poisson, un salaire à coup sur mirobolant (nationalité italienne oblige), aucune culture du football au Moyen-Orient ou même en Asie, pas de vécu sur le banc d’une sélection nationale même en tant qu’adjoint ou aide adjoint ou quoi que ce soit, il est indéniable que le signor Giannini vient faire ses gammes de coach national chez nous, logé, blanchi nourri aux frais de la pauvre République libanaise dont les dirigeants sportifs et présidents de fédération creusent encore plus le gouffre financier en engageant des entraîneurs étrangers à grands coups de dollars, mais avec un CV qui serait plus et mieux fourni chez le premier venu...

Le problème de la langue
Il est certain que pour progresser, la sélection nationale devrait engager un entraîneur étranger, mais ayant derrière lui une longue et solide expérience, et ayant surtout des contacts sérieux avec certains clubs européens, pour arranger et faciliter l’organisation de matches amicaux contres des équipes réputées.
Et des entraîneurs présentant ce profil, il y en a à la pelle... Philippe Troussier, Henri Michel, Bruno Metsu, Georges Leekens, pour ne citer que ceux-là, ont tous la particularité d’avoir coaché des sélections africaines ou arabes (excepté le dernier nommé), et possèdent donc l’expérience requise pour ce genre de jobs...
Et, surtout, ce type d’entraîneurs a l’avantage indéniable de s’exprimer en français (ou en anglais), les langues les plus usitées après l’arabe au Liban. Car la barrière de la langue, en bon cosmopolite qu’il est, M. Haïdar n’en a que faire ; après plusieurs saisons à se débattre avec l’Allemand, notre président inflige aux joueurs un coach italien... À la tour de Babel on n’aurait pas fait mieux.
Comment tout ce beau monde va-t-il communiquer et se comprendre ? Via un traducteur de nouveau comme au temps de Bücker ? Autant imposer aux joueurs de s’inscrire dorénavant dans des écoles de langues avant de pratiquer le football, car, à ce rythme, les joueurs de la sélection nationale finiront leur carrière multilingues...
On espère que la nomination de Giannini n’est encore qu’une rumeur, ou du moins qu’elle n’a pas encore été officialisée, que ce dernier n’est qu’un candidat parmi d’autres, que la FLFA prendra son temps pour trouver un entraîneur étranger ayant toutes les compétences, et pas seulement un nom ronflant, pour s’imposer sur le banc de la sélection nationale, et qu’il pourra tirer cette dernière vers le haut en la faisant profiter de son expérience et son vécu.

Ce sujet reste toujours un mystère tant les membres de la fédération, avec à la leur tête le très vénérable Hachem Haïdar, cachent bien leur coup, engagent les négociations (s’il y en a) dans le noir et nous sortent finalement de leur besace le sélectionneur sur qui le choix est tombé et qui, malheureusement pour eux (mais surtout pour nous...), est la plupart du temps ou toujours...

commentaires (2)

Surtout qu'Henri Michel est marié à une femme bien de chez nous , motivation supplémentaire.

Jaber Kamel

13 h 07, le 02 juillet 2013

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Commentaires (2)

  • Surtout qu'Henri Michel est marié à une femme bien de chez nous , motivation supplémentaire.

    Jaber Kamel

    13 h 07, le 02 juillet 2013

  • J abonde tout ā fait dans le sens de Mr Hayek, il faudrait un entraineuŕ ā l image d'Henri Michel, qui présente l avantage de résider au Liban avec un palmares énorme, notamment la médaille d or aux jeux olympiques.

    Claude F

    04 h 15, le 02 juillet 2013