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Culture - Cimaises

« What ? About you », ou l’agitation silencieuse

À l’initiative de Vanessa Clark et avec le support de l’ambassade de Roumanie, Alina Teodorescu expose dès ce soir, à 19h à l’Iris, une série d’œuvres baptisées « What ? About you » qui se poursuivra jusqu’à dimanche de 16h à 21h.

Plongée dans le monde intérieur des émotions.

Vanessa Clark explique cette nouvelle démarche qui tend à présenter au Liban de nouveaux et jeunes talents ainsi que de rendre l’art accessible. Établie à Londres mais effectuant de nombreux séjours au Liban, la jeune curatrice de mère libanaise et de père américain est une passionnée de l’art. «Je trouve, confie-t-elle, que l’art doit être abordable et non à la portée d’une certaine classe. Pour cela, il faudrait lancer ces jeunes artistes qui n’attendent qu’à prendre leur envol et ne pas seulement restreindre le milieu artistique à certains noms célèbres.»
Ayant poursuivi son master d’études à Sotheby’s, Vanessa Clark a pu avoir accès à un certain réseau d’artistes, «un vivier», précise-t-elle. «Et comme Beyrouth demeure pour moi la plateforme artistique et la porte ouverte au reste du Moyen-Orient, c’est là que commence notre aventure», ajoute-t-elle.

De nouvelles expériences
Une aventure artistique qui démarre donc avec cette jeune Roumaine, Alina Teodorescu, également établie à Londres et dont le travail abstrait et figuratif est une plongée dans le monde intérieur des émotions. Tantôt sur toile et papier et tantôt sur support numérique, le réel et l’irréel se mélangent dans une sarabande de couleurs. Coloriste, l’artiste roumaine établit un contraste avec les couleurs fortes et sombres, les transparences et les accumulations de teintes dans un visuel qui témoigne d’un monde à la fois fragile et solide. Si par moments on perçoit une certaine noirceur dans les travaux, très vite la couleur qui pointe, même timidement, laisse entrevoir le côté lumineux de la jeune artiste.
«What? About you» est en effet l’exposé d’un journal quotidien, un dialogue interne douloureux, injecté cependant d’un désir de liberté. D’affranchissement.
Briser les barrières, tel est le double objectif de cette exposition. D’une part, celles édifiées entre l’art et les collectionneurs confirmés et, d’autre part, celles érigées entre les pays. Faire en sorte que l’art circule et qu’il y ait un échange entre les talents orientaux et occidentaux, tel est le but de la curatrice. Alors quoi de mieux pour exprimer cette démarche artistique que l’œuvre d’Alina Teodorescu qui a su transcender les frontières entre les supports artistiques? En constante mouvance, l’artiste a tenté d’explorer le numérique. Après avoir un jour griffonné spontanément des traits sur son iPad, en utilisant la même application que David Hockney, Teodorescu réalise que cette créativité pourrait aboutir à un nouveau style donnant ainsi une autre dimension au dessin et à la peinture.
Sur toile, papier ou en numération, les travaux se côtoient dans cet espace ludique et différent. Des textes adjoints aux œuvres finissent par traduire tout ce monde bouillonnant et poétique, cette «agitation silencieuse» qui semble sortir du cadre.
Vanessa Clark explique cette nouvelle démarche qui tend à présenter au Liban de nouveaux et jeunes talents ainsi que de rendre l’art accessible. Établie à Londres mais effectuant de nombreux séjours au Liban, la jeune curatrice de mère libanaise et de père américain est une passionnée de l’art. «Je trouve, confie-t-elle, que l’art doit être abordable et non à la portée d’une certaine classe. Pour cela, il faudrait lancer ces jeunes artistes qui n’attendent qu’à prendre leur envol et ne pas seulement restreindre le milieu artistique à certains noms célèbres.» Ayant poursuivi son master d’études à Sotheby’s, Vanessa Clark a pu avoir accès à un certain réseau d’artistes, «un vivier», précise-t-elle. «Et comme Beyrouth demeure pour moi la plateforme artistique et la porte ouverte au reste du...
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