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Mode - Défilés

L’homme du printemps 2014 à Milan

Modèle de la collection Prada hommes.

L’ambiance était au chic rock and roll samedi dernier, 22 juin, au premier jour des défilés de prêt-à-porter masculin pour le printemps-été 2014 à Milan, où le duo Dolce&Gabbana s’est inspiré pour sa collection des splendeurs de la Sicile antique. Temples à colonnades et autres ruines, médaillons à l’effigie de Zeus ou Apollon, ou encore des paysages à la végétation luxuriante ornent les imprimés qui sont cette saison le fil rouge de la maison
milanaise.
Cette résurrection de l’âge d’or de la Sicile, occupée par les Grecs puis les Romains, s’écrit sur de la soie, du lin, du shantoung ou encore du simple coton. Les couleurs ? Essentiellement du blanc, du beige, du marron et du noir, parsemés de touches de rouge, bleu vif, argent et or. Sur le podium trône un olivier séculaire où défilent les mannequins, chaussés pour certains de sandales à la romaine remontant sur le mollet. Pour la première fois, Dolce et Gabbana – condamnés en première instance à Milan pour fraude fiscale – ne figurent pas au calendrier officiel car ils ne sont plus membres de la Chambre nationale de la mode italienne.

Jeux d’ADN chez Ermenegildo Zegna
Chez Ermenegildo Zegna, ambiance des grands jours pour l’arrivée du nouveau styliste Stefano Pilati, transfuge de chez Yves Saint Laurent, qui a proposé pour son défilé inaugural une réinterprétation des traditions maison. La silhouette est classique, mais le diable est dans les détails : la martingale est ainsi intégrée à la veste et sa présence n’est soulignée que par les coutures. Le revers drapé des manches de veste donne aussi une allure plus décontractée à des silhouettes par ailleurs très « tailleur ».
C’est l’été : le pantalon découvre la cheville, le short s’arrête à mi-cuisse, la veste de costume n’hésite pas à se marier avec un pantalon très fluide style « pyjama ». Une touche des années 80 : les épaules sont carrées. Les matières sont luxueuses : soie, mohair, coton, veau pleine fleur... Et les couleurs mettent en appétit : sauge, café, abricot, bordeaux, olive et enfin une pointe de safran.

Touriste léger chez Jil Sander
Autre maison, autre atmosphère : la créatrice allemande Jil Sander a choisi pour thème « le touriste par accident, équilibré et le cœur léger ». Le bermuda XL tourne à la jupe-culotte, les couleurs flashent : rose et orange fluos. Fidèle à ses habitudes, la reine du minimalisme dessine une silhouette très structurée, découpée au laser. Le grand blond est de retour, avec ses chaussures noires et tout de blanc vêtu. Le pantalon s’arrête à mi-mollet, les coupe-vents sont renforcés aux épaules.
À l’opposé de l’univers Jil Sander, Donatella Versace propose une collection sensuelle tendance « Village People » : chemises transparentes en voile brodé, minislip noir à porter avec un déshabillé du même coloris, ou un gilet en dentelle. Il faut oser, alors on n’hésitera pas face à ce costume en croco noir : ça brille et ça fait grand méchant loup. Orange fluo, vert sous toutes ses formes (du kaki à la menthe) : la couleur ne fait pas peur. On opte pour une belle saharienne à porter avec des sandales à la romaine (tiens, ici aussi) à l’effigie de la méduse, le logo maison. Les mocassins sont d’une élégance et d’une sobriété surprenantes.

Le pantalon slim est mort, vive le pantalon large !
Dimanche, Miuccia Prada a mis au rancard le pantalon slim, supplanté par une version à la largeur surprenante, dimanche au deuxième jour des défilés milanais de prêt-à-porter masculin, où le cuir a été décliné sous toutes ses formes par Bottega Veneta et Trussardi. La grande prêtresse de la mode milanaise a une fois de plus bluffé les fashionistas avec une présentation à l’atmosphère digne d’un film d’Humphrey Bogart : le costume croisé superchic réussit à rester casual grâce à des chaussures en toile avec ou sans lacets à la semelle de gomme bien apparente.
Autre détail : si le costume est classique, la veste reste près du corps et s’arrête assez haut sur la taille. Mais c’est le pantalon qui surprend par sa largeur assumée après des années de slim-mania. Grain de fantaisie et d’exotisme avec des chemises très colorées aux motifs floraux ou géométriques. Non, non, pas des chemises hawaïennes style Magnum, mais une version épurée aux couleurs chatoyantes : du jaune, du turquoise, du rouge. Les bagages s’ornent aussi de fleurs et contribuent à donner un air de vacances à cette collection printemps-été 2014.
Autre inspiration : l’univers de la boxe, auquel sont empruntés aussi bien le short en satin très baggy que les fameuses chaussures montantes en cuir adhérant parfaitement aux pieds. Multicolores, on peut les choisir en bleu/jaune/noir ou en jaune/bordeaux/noir.

Bottega net et précis
Auparavant, Bottega Veneta, l’Hermès italien, a proposé « un look contemporain, net et précis ». Les vestes de costumes, courtes sur la taille, sont parfaitement ajustées, et les pantalons étroits et fuselés. Côté couleurs, du noir, toute une palette de gris et de blancs, mais aussi de l’aubergine, du kaki et du bleu soutenu. « Ma collection se base sur les contrastes plus que sur toute autre chose », a expliqué le directeur de la création, Tomas Maier, qui joue sur le mélange des genres en créant des hybrides : le gilet-chemise, la chemise-foulard, la veste-blouson...

Les maharadjahs de Vivienne
Ambiance ethnico-chic chez Vivienne Westwood, qui a combiné la splendeur de l’Inde des maharadjahs (bijoux, turbans, couleurs) à la perfection « sartoriale » des tailleurs de Savile Row. Une tenue parmi d’autres : un sarouel blanc, une veste marron à petits carreaux, une chemise blanche et un foulard dans les cheveux.
Lundi, ce sera au tour de Emporio Armani, Gucci, Etro et Fendi de présenter leurs collections.
L’esprit romantique de Gucci, le chic essentiel d’Emporio Armani, l’homme du désert de Fendi et les cow-boys barbus d’Etro ont marqué lundi l’avant-dernier jour des défilés milanais de prêt-à-porter masculin printemps-été 2014.

Gucci, romantique
Mère nature a été généreuse avec Gucci, qui a couvert de splendides imprimés floraux ses mannequins. Cette exubérante décoration rappelle les somptueux tissus d’ameublement du XVIIIe siècle français. Fidèle à sa tradition équestre, la maison florentine propose des pantalons d’équitation qui ne supportent pas les kilos en trop. La silhouette est effilée et sportive, mais adoucie par le décor floral et les couleurs flamboyantes : bleu avec des accents bordeau, glacier des pieds à la tête, corail, vert kaki... Pour les matières, de la soie pour la veste-chemise, mais aussi du cuir, omniprésent cette saison (même pour les tee-shirts !), et bien sûr du coton. Pour un long week-end, on emporte son sac à dos oversize. En semaine, on optera pour un petit costume ajusté, à fleurs ou alors uni pour les plus timides. Au final, la directrice de la création, Frida Giannini, dessine un homme au style élégant mais informel, un choix qui semble avoir séduit l’acteur américain James Franco, assis au premier rang lors du défilé.

Les cow-boys d’Etro
Etro a puisé son inspiration dans l’univers des cow-boys mexicains : coiffés de larges sombreros, ces hommes à la barbe touffue sont harnachés de somptueux cuirs ornés de broderies auxquels se mêlent des tissus anglais
traditionnels.
L’orange domine, les pantalons sculptent la jambe, dont le galbe est souligné comme les épaules par des incrustations de métal qui rythment la silhouette. Les imprimés, qui semblent peints à la main, s’inspirent de l’art naïf, alors que le motif cachemire version noir et blanc est seulement esquissé. Les accessoires se référent à la tradition du Mexique et du Texas : outre les sombreros de paille et cuir, les foulards blancs brodés, sacs de voyages et besaces en cuir, ceintures à grosse boucle, étuis de guitare... Pour le final du défilé, tous les mannequins arborent en clin d’œil le masque de Zorro, mais version Etro avec de petits motifs
cachemire.
L’ambiance était au chic rock and roll samedi dernier, 22 juin, au premier jour des défilés de prêt-à-porter masculin pour le printemps-été 2014 à Milan, où le duo Dolce&Gabbana s’est inspiré pour sa collection des splendeurs de la Sicile antique. Temples à colonnades et autres ruines, médaillons à l’effigie de Zeus ou Apollon, ou encore des paysages à la végétation luxuriante ornent les imprimés qui sont cette saison le fil rouge de la maison milanaise.Cette résurrection de l’âge d’or de la Sicile, occupée par les Grecs puis les Romains, s’écrit sur de la soie, du lin, du shantoung ou encore du simple coton. Les couleurs ? Essentiellement du blanc, du beige, du marron et du noir, parsemés de touches de rouge, bleu vif, argent et or. Sur le podium trône un olivier séculaire où défilent les...
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