Le chef du Courant patriotique libre (CPL), le général Michel Aoun, a indiqué jeudi qu'il s'opposait dans l'absolu au principe de la prorogation, et notamment à celle du mandat du commandant en chef de l'armée, le général Jean Kahwagi. Il a dans ce contexte assuré qu'il votera contre cette proposition lorsqu'elle sera soumise au vote au Parlement.
Mercredi, le chef du Législatif, Nabih Berry, a appelé à la tenue d’une séance plénière du Parlement qui débuterait à 10 heures du matin lundi prochain,1er juillet, pour se poursuivre les mardi et mercredi suivants. La session parlementaire sera consacrée à l’examen des projets et propositions de loi figurant à l’ordre du jour.
"Il y a des lois que nous devons respecter, sinon pourquoi les établir ?, a affirmé M. Aoun au quotidien al-Akhbar. Tous ceux qui œuvrent pour la prorogation (du mandat de Kahwagi, ndlr) ne connaissent pas l'armée". Le chef du CPL a assuré que sa prise de position est objective et émane de son expérience militaire et du respect de la Constitution et des lois.
Le chef du CPL a ajouté que ce n'est pas lui qui a "lancé la bataille de la prorogation du mandat du général Kahwagi, mais l'ancien Premier ministre Saad Hariri, qui profite du rassemblement populaire autour de l'armée pour faire passer un acte illégal".
A la suite des incidents de Saïda, Saad Hariri a proposé de proroger le mandat du commandant en chef de l’armée, estimant que la situation est dangereuse. Cette proposition lui a valu des critiques acerbes de la part de Michel Aoun qui avait déclaré mardi : "C’est comme si Hariri avait trouvé un prétexte pour une prorogation. Les sacrifices consentis par l’armée ne sauraient être monnayés par une prorogation!"
Le chef du Courant du futur lui avait alors répondu le jour-même, que "l’armée libanaise appartient à tous les Libanais, chrétiens et musulmans", et que le commandement de l’armée "répond à cette conception nationale depuis la fondation de la troupe". "Aucune partie politique ou confessionnelle n’a le droit de prétendre la monopoliser", avait-il ajouté.
Mercredi, le chef du Législatif, Nabih Berry, a appelé à la tenue d’une séance plénière du Parlement qui débuterait à 10 heures du matin lundi prochain,1er juillet, pour se poursuivre les mardi et mercredi suivants. La session parlementaire sera consacrée à l’examen des projets et propositions de loi figurant à l’ordre du jour.
"Il y a des lois que nous devons respecter, sinon pourquoi les établir ?, a affirmé M. Aoun au quotidien al-Akhbar. Tous ceux qui...

