La Roja a « l’obligation » d’aller en finale, a prévenu son sélectionneur Vicente Del Bosque dès la fin d’un premier tour tranquille (Uruguay 2-1, Tahiti 10-0 et Nigeria 3-0). Les doubles champions d’Europe et champions du monde en titre veulent absolument agrémenter leur âge d’or d’une Coupe des confédérations qui leur avait échappé en 2009, défaits en demi-finale par les États-Unis (2-0).
« Tout le monde rêve de jouer une finale au Maracana », a aussi souligné Sergio Ramos, défenseur central d’Espagnols qui s’avanceront en grands favoris dans la chaleur du Nordeste.
Alors non, non, rien n’a changé : les deux effectifs sont quasiment les mêmes que ceux de la finale de Kiev, clament les deux équipes à l’unisson. Et dans cette continuité, tout sera différent, car à chaque match sa vérité, embrayent-elles.
Il y avait d’ailleurs eu une première confrontation à l’Euro ukraino-polonais, un nul 1-1 en phase de groupes dans lequel les Italiens veulent puiser des enseignements propres à contrecarrer la machine espagnole, mais aussi à étanchéifier une arrière-garde poreuse (8 buts encaissés en trois matches !) qui ferait presque regretter le temps du traditionnel « catenaccio » (verrou).
Lors de ce nul, Cesare Prandelli avait aligné trois défenseurs centraux. « Nous devrons essayer de livrer un match équilibré jusqu’à la fin, a avancé le sélectionneur italien. Nous devrons jouer sur notre fierté, et préparer quelque chose de différent. L’Espagne peut motiver d’un point de vue tactique, pousser à faire quelque chose d’innovant. »
Outre l’indisponibilité du latéral Abate, il y est déjà contraint par le forfait de Balotelli, son principal argument offensif, qui a quitté le Brésil lundi pour faire soigner sa cuisse à Milan. Un crève-cœur pour « Super Mario », qui avait quitté en larmes la finale de l’Euro.
Fabregas ou Torres ?
« Nous avons Alberto Gilardino qui parle le langage du but, c’est aussi un champion du monde, je suis sûr qu’il peut bien faire », a suggéré le milieu Marchisio. « Gila » est le seul avant-centre type de l’effectif, de surcroît apprécié par Prandelli. Ce dernier peut aussi opter pour des profils moins expérimentés mais plus dynamiques, pour prendre la profondeur (Giovinco, Giaccherini, El Shaarawy...).
Le retour mardi à l’entraînement collectif de Pirlo, qui relevait d’une blessure au mollet, a soulagé les Azzurri, tellement « l’Architecte » est précieux dans l’entrejeu et leur a manqué contre le Brésil (2-4). De Rossi revient également, et Montolivo n’a plus mal au crâne, si bien que le milieu italien peut retrouver sa configuration classique.
La question de l’attaque se pose également du côté espagnol. L’avant-centre Soldado et le polyvalent Fabregas, qui avait été utilisé avec bonheur comme « faux neuf » à l’Euro 2012, se sont entraînés à part mardi après avoir ressenti des douleurs musculaires contre le Nigeria.
Torres, meilleur buteur du tournoi (5 buts, dont 4 contre Tahiti), pourrait débuter, d’autant que Del Bosque lui avait confié le brassard de capitaine contre les Polynésiens à la sortie de Sergio Ramos à la pause, un signe de confiance. David Silva aurait aussi des chances de débuter.
Quant au gardien, le sélectionneur a indiqué au journal AS que la titularisation de Casillas était la « plus probable », après un premier tour où les trois portiers ont chacun joué un match.
Si l’Italie est perturbée par les blessures, la Roja s’est dit blessée par les présumées révélations d’un média brésilien qui avait fait état d’une partie de « strip-poker » nocturne entre certains Espagnols, arrosée de caïpirinhas.
De quoi abattre leur jeu ? C’est le souhait qu’a formulé Marchisio, taquin : « Espérons que ça les aura fatigués ! »
(Source : AFP)


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