Le secrétaire d'Etat américain John Kerry a évoqué dimanche avec l'émir du Qatar les résultats de la réunion à Doha des principaux pays soutenant la rébellion en Syrie, qui ont promis une aide accrue aux rebelles.
Selon l'agence officielle qatarie QNA, cheikh Hamad ben Khalifa Al Thani et John Kerry ont passé en revue "les derniers développements en Syrie à la lumière de la réunion ministérielle tenue samedi à Doha".
James Dobbins, l'envoyé spécial des Etats-Unis pour l'Afghanistan et le Pakistan, a participé à l'entretien.
Les Etats-Unis ont averti samedi qu'ils pourraient appeler les talibans à fermer leur bureau au Qatar s'ils ne s'engageaient pas davantage à une réconciliation en Afghanistan.
Les principaux pays soutenant l'opposition syrienne, dont les Etats-Unis, la France et la Grande-Bretagne, ont décidé samedi d'intensifier leur aide à la rébellion pour inverser le rapport de forces sur le terrain en sa faveur avant la tenue d'une conférence de paix à Genève.
Mais M. Kerry n'a pas précisé clairement quelle forme prendrait l'aide des Etats-Unis, qui hésitent toujours à apporter un soutien militaire aux rebelles.
"Ce n'est pas ce que nous disons aujourd'hui qui pourra faire une différence pour (le président syrien Bachar) Al-Assad, c'est ce qui se produira dans les jours, les semaines et les mois qui suivent", a dit M. Kerry aux journalistes.
Il a souligné que son pays n'était pas en faveur d'une "solution militaire" mais qu'il voulait changer "le déséquilibre sur le terrain" où les forces du régime ont récemment enregistré des succès militaires.
Le Premier ministre et chef de la diplomatie du Qatar, cheikh Hamad ben Jassem Al Thani, a pour sa part souligné samedi que son pays, l'un des principaux soutiens de la rébellion, envoyait des armes uniquement à l'Armée syrienne libre.
Les responsables américains ont exprimé en privé leur inquiétude quant à un éventuel soutien de pays arabes aux groupes radicaux de la rébellion.
M. Kerry a souligné qu'il était nécessaire de protéger les minorités en Syrie, après des attaques ayant visé les Alaouites, communauté dont est issu le chef de l'Etat, et les chiites.
Le secrétaire d'Etat a également rencontré samedi soir le prince héritier du Qatar, Tamim ben Hamad Al Thani, qui devrait, selon des sources qatariotes et diplomatiques, prochainement succéder à son père.
Il a quitté dimanche le Qatar pour l'Inde, dans le cadre d'une tournée qui le conduira par la suite en Arabie saoudite, au Koweït et en Jordanie.
Selon l'agence officielle qatarie QNA, cheikh Hamad ben Khalifa Al Thani et John Kerry ont passé en revue "les derniers développements en Syrie à la lumière de la réunion ministérielle tenue samedi à Doha".
James Dobbins, l'envoyé spécial des Etats-Unis pour l'Afghanistan et le Pakistan, a participé à l'entretien.
Les Etats-Unis ont averti samedi qu'ils pourraient appeler les talibans à fermer leur bureau au Qatar s'ils ne s'engageaient pas davantage à une réconciliation en Afghanistan.
Les principaux pays soutenant l'opposition syrienne, dont les Etats-Unis, la France et la Grande-Bretagne, ont...

